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Domoplaies : 3 centres opérationnels en Basse-Normandie

DSIH,D.L, LUNDI 27 OCTOBRE 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Domoplaies est un projet interrégional de télémédecine, initié en Basse-Normandie et en Languedoc-Roussillon, qui permet aux soignants prenant en charge le suivi de plaies complexes de bénéficier d’un accompagnement par un professionnel d’un centre expert distant.

En Basse-Normandie, c’est le réseau Telap qui coordonne l’organisation médicale du projet pour les trois départements. Après une période de paramétrages et de tests effectués avec le centre expert de Caen, le dispositif a reçu un avis favorable au déploiement sur l’ensemble de la région. Les centres experts d’Alençon et de Cherbourg ont pu démarrer leur activité.
Le réseau Telap et le GCS Télésanté Basse-Normandie en ont fait une démonstration mi-octobre au centre de congrès de Caen.

Domoplaies met en œuvre téléexpertise, téléconsultation et téléassistance.
La téléexpertise, notamment, permet au soignant de recueillir un deuxième avis médical auprès d’un médecin consultant grâce à l’envoi d’images et un échange par visio-conférence.
La téléassistance médicale est réalisée lorsque le requérant nécessite l’appui d’un expert qui se trouve à distance pour la réalisation d’un acte (détersion par exemple). 55 tablettes tactiles équipées des solutions logicielles ad hoc sont disponibles à cet effet dans la région.

Le projet a l’objectif de suivre 700 patients porteurs de plaies complexes par an, avec en moyenne 5 actes de télémédecine par an et par patient, soit environ 3 500 actes de télémédecine chaque année. Il vise à la fois à prouver l’intérêt économique de la télémédecine, à démontrer l’intérêt de la téléconsultation dans la prise en charge des plaies, et à valoriser la marque Domoplaies pour les régions et les centres experts qui souhaiteraient s’appuyer sur ce dispositif.
Le ministère de la Santé a d’ailleurs retenu la Basse-Normandie parmi les 9 régions qui doivent expérimenter la tarification des actes de télémédecine (article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014).

En évolution permanente, le projet doit également s’ouvrir vers la plus grande variété de structures de soins : EHPAD, HAD, SSIAD (Services de soins infirmiers à domicile) et PSLA (Pôles de santé libéraux ambulatoires). Ses promoteurs envisagent donc la mise en place d’une application mobile accessible par smartphone de manière sécurisée.

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