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Le DMP, « sans ambiguïté » et accessible sur mobile

DSIH, DL, LUNDI 08 FéVRIER 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Dans son intervention devant une salle comble réunie le 4 février pour le rendez-vous annuel de l’Anap autour du programme Hôpital numérique, Philippe Burnel a tenu à souligner qu’il n’y a aujourd’hui pas d’ambigüité sur la volonté des pouvoirs publics de mettre en place le DMP.

Le Délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) en veut pour preuve que le chantier est conduit de manière partenariale et « assez exemplaire entre l’Etat et l’assurance maladie. »


Si le DMP vient de passer officiellement sous l’égide de la Cnam, maintenant que la loi de modernisation de la santé est publiée, les travaux préparant son transfert de l’Asip Santé à l’assurance maladie ont en effet débuté il y a un peu plus d’un an. Un projet de décret est actuellement soumis à concertation.

Objectif clairement prioritaire



La gouvernance est stabilisée. « L’articulation fonctionne bien », affirme Philippe Burnel. « Evidemment, il reste à faire évoluer les systèmes d’information de la Cnam, ajoute-t-il, de même que ceux des éditeurs de logiciels.

Il insiste auprès des acteurs hospitaliers sur le fait que le DMP fait partie « des objectifs clairement prioritaires, des indicateurs Hôpital numérique », qu’il y aura «une mobilisation réelle des ARS » et que les hôpitaux ont toute légitimité à réclamer la DMP compatibilité à leurs éditeurs de logiciels, si ce n’était pas encore réalisé.

Un « blue button » à la française

Le responsable de la DSSIS a également confirmé que la Cnam a été chargée de travailler sur la fonctionnalité « blue button ». « Il s’agit d’une demande expresse de la ministre », précise-t-il.

Le « blue button » correspond à la démarche initiée aux Etats-Unis en 2010 pour redonner la maitrise de leurs données aux patients. Elle se traduit par l’affichage d’un bouton bleu qui signale aux usagers quand ils sont sur un portail qui leur donne la possibilité de télécharger, sur ordinateur, tablette ou mobile, leurs données d’assurance maladie et divers comptes rendus médicaux.
Outre-Atlantique, l’initiative a été notamment adoptée par le système de santé des Veterans et celui qui couvre les personnes âgées. Elle concerne aujourd’hui potentiellement plus de 75 millions d’Américains.
Clairement mis en avant par le Conseil national du numérique, dans le cadre du rapport qu’il a remis cet automne à Marisol Touraine, le concept semble maintenant s’imposer auprès des décideurs de l’avenue de Ségur.

« L’idée est de permettre au patient, avec une application mobile, de se connecter sur son DMP, de visualiser et de récupérer l’information, éventuellement de la compléter par différents éléments », décrit Philippe Burnel.

Au-delà du DMP, il évoque même la possibilité que cette fonctionnalité concerne à terme le dossier hospitalier…

Rappelons que les premiers DMP nouvelle version devraient être ouverts mi-novembre 2016, après une phase de test sur quatre territoires, au printemps.

 

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