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La mutuelle Intériale s’aventure sur le terrain de la télémédecine

DSIH, DL, LUNDI 14 MARS 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

La mutuelle Intériale compte un peu plus de 300 000 adhérents et s’affiche comme la 15e mutuelle de France. Particularité : avec des adhérents fonctionnaires des collectivités territoriales et du ministère de l’Intérieur, Intériale peut compter sur leur fidélité.

D’où son intérêt à innover et à expérimenter en matière de prévention : elle a des chances d’en recueillir directement les fruits, contrairement aux organismes dont les adhérents ne sont pas aussi captifs, comme l’a expliqué son président, Pascal Beaubat, à l’occasion d’un colloque qu’il parrainait récemment au Sénat (1).

Trois projets

Intériale s’est donc lancée dans trois projets de télémédecine. Elle expérimente depuis 2015 la robotique de maintien à domicile (robot Kompaï2) chez des adhérents en perte d’autonomie. En lien avec un plateau médical, le robot doit faciliter la réalisation de téléconsultations, notamment pour un meilleur suivi entre deux visites auprès du médecin traitant. La mutuelle teste également un dispositif de prévention en Île-de-France (Symdif), en collaboration avec MédecinDirect : en utilisant une valise d’objets connectés de santé permettant d’effectuer des mesures cliniques, l’état de santé d’un salarié pourrait être suivi sur son lieu de travail et analysé par un médecin à distance. Intériale a aussi installé une cabine de téléconsultation (conçue par H4D) dans ses locaux parisiens afin de réaliser des bilans ou des visioconsultations et d’orienter ensuite les adhérents concernés vers des programmes de prévention. Le dispositif est en attente de l’accord de l’ARS Île-de-France.

Curieuse de connaître le niveau de connaissance et d’intérêt de ses adhérents à propos de la télémédecine, Intériale a mené une enquête, entre le 5 et le 19 octobre dernier (2), dont elle a présenté les principaux résultats lors de ce colloque. Elle en conclut que la télémédecine est une pratique relativement connue… même si elle est encore peu expérimentée. En outre, les intentions d’y avoir recours à l’avenir sont fortes, particulièrement pour son volet télésurveillance. En revanche, les freins habituellement évoqués (absence de contact avec le médecin, crainte d’une erreur ou d’une défaillance technique, inquiétude sur la confidentialité de l’échange) restent présents.

(1)  La Télémédecine dans les territoires, le 7 mars 2016, avec le Craps (Club de réflexion sur l’avenir de la protection sociale) et la SFT-Antel https://www.sft-antel.org/site/mailings/2016/mailing_160208b.html

(2)  Enquête réalisée par e-mail. 774 adhérents métropolitains et 230 adhérents des Dom-Tom y ont répondu.

télémédecine, antel