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Informatisation et robotisation des pharmacies hospitalières : une harmonisation en vue à l’AP-HP

DSIH, Bernard B, LUNDI 25 AVRIL 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le CHU francilien programme une réorganisation importante du système d’information et de la robotisation de ses pharmacies à usage intérieur. En ligne de mire : l’amélioration de la sécurisation du circuit du médicament et une meilleure utilisation des ressources humaines.

Les 23 pharmacies à usage intérieur (PUI) disséminées dans les 12 groupes hospitaliers de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris souffrent d’une grande dispersion de leurs activités optionnelles comme les préparations, la production de chimiothérapies, la nutrition entérale, la stérilisation et la rétrocession.

Le regroupement des activités à l’ordre du jour

« Leur informatisation et leur robotisation accusent un retard certain », a observé le Pr Noël Garabédian, président de la Commission médicale d’établissement (CME) de l’AP-HP. Cette commission ainsi que la direction de l’organisation médicale et des relations avec les universités viennent d’inscrire des objectifs spécifiques pour les PUI dans le projet d’établissement 2015-2019. Il s’agit avant tout d’encourager les regroupements des activités optionnelles au sein d’unités de taille critique et économiquement fiables tout en maintenant un niveau de personnes formées suffisant et en exerçant une vigilance sur les sites excentrés. Deux plans d’action volontaristes vont être mis en œuvre : l’informatisation des PUI et la robotisation des pharmacies.

La nécessaire modernisation du système d’information de la fonction pharmaceutique

Le CHU francilien entend disposer d’un logiciel métier et d’interfaces fonctionnelles afin d’améliorer la sécurisation du circuit du médicament et des dispositifs médicaux. Actuellement, les prescriptions des médicaments sont informatisées pour 79 % des lits et places de l’AP-HP. Les logiciels permettant cette prescription sont divers (1), mais ils ne sont pas toujours interfacés avec les outils disponibles dans les PUI. Par ailleurs, les niveaux d’informatisation sont variables d’un hôpital à l’autre et au sein d’un même groupement hospitalier. C’est pourquoi l’Agence régionale de santé (ARS) demande que l’établissement organise, dans le cadre du contrat de bon usage des soins (CBUS), une montée en charge programmée de l’informatisation avec une définition d’objectifs intermédiaires, année après année. « La montée en charge de l’informatisation dans ce domaine doit donc se poursuivre selon les cas, soit avec Orbis soit avec les autres logiciels déjà en place, mais en les mettant à jour si besoin et en intégrant les nouveaux besoins comme la dénomination commune internationale (DCI), la notion de coût, le document de sortie », estime la CME de l’AP-HP. La montée en charge programmée de l’informatisation constitue également une recommandation prioritaire du CBUS pour l’administration des médicaments. Les logiciels disponibles sont les mêmes que ceux qui permettent la prescription informatisée. Toutefois, bien que les infirmières du CHU francilien disposent d’un outil informatique pour enregistrer leurs actes pour 69 % des lits et places de l’AP-HP, les niveaux d’informatisation dans ce domaine sont également variables d’un hôpital à l’autre et au sein d’un même groupement hospitalier.

Robotisation pour une plus grande efficience de la production

Le plan de robotisation en pharmacie va être décliné par type de robot dans le cadre des futurs Groupements hospitaliers de territoire (GHT) pour densifier les retours sur investissement. Ces robots permettent le rangement automatique des boîtes (le stockage) et la distribution des boîtes à la demande. Ils apportent un gain de temps, une diminution des stocks et des erreurs humaines. L’AP-HP prévoit également de revoir la question spécifique des automates de dispensation journalière individuelle nominative (Djin) avec conditionnement. « Il s’agit de rattraper un retard considérable par rapport aux autres hôpitaux français dans ce domaine », précise la CME. L’interfaçage des équipements avec les logiciels de prescription constitue un prérequis sensible et incontournable. En effet, si la dernière campagne d’achat Resah/Ageps a permis d’équiper les services cliniques de nombreux hôpitaux d’armoires sécurisées dans les services de réanimation, d’urgences et le service de garde pour les départements de soins de suite et de réadaptation (SSR) et de soins de longue durée (SLD), un retard de deux ans en raison de problèmes d’interfaces des équipements avec Gilda, Copilote et SAP est à déplorer.


(1)  Phedra, Actipidos, DxCare, Pharma, Chimio, Orbis…

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