Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé >

Expérimentation en cours sur des objets connectés en Auvergne – Rhône-Alpes

DSIH, Bernard B, JEUDI 19 MAI 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

L’Agence régionale de santé (ARS) et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Médecins libéraux de Rhône-Alpes lancent une expérimentation sur les objets connectés dans le cadre du projet Territoire de soins numérique.

L’ARS Rhône-Alpes a été l’une des cinq régions sélectionnées il y a deux ans dans le cadre du programme Territoire de soins numérique (TSN). Son projet baptisé Pascaline (Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique) s’appuie sur un ensemble d’outils communicants sur un territoire de 235 000 habitants situé entre les arrondissements de l’est de Lyon (Rhône) et Bourgoin-Jallieu (Isère).

Une approche territoriale décloisonnée

Il s’agit de développer un ensemble de services basés sur des outils communicants qui permettront aux professionnels de disposer de solutions soutenant les prises en charge dans la logistique des parcours des patients, leur permettant également d’améliorer leur niveau d’information et d’interagir sur leur parcours. 20 000 professionnels du secteur sanitaire et médico-social comprenant les médecins libéraux et les praticiens hospitaliers sont concernés par ce programme qui va se déployer jusqu’en 2017.

Trois types d’objets connectés

L’expérimentation « Objets connectés » a été lancée par l’URPS Médecins Auvergne – Rhône-Alpes (Aura) avec l’ensemble des représentants des professions de santé (biologistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes et orthophonistes). « Elle repose sur l’utilisation répétitive de trois types d’objets connectés : un tensiomètre, un traceur d’activité et une balance. Ces objets vont permettre, après utilisation, un transfert de l’automesure pratiquée par les patients insuffisants cardiaques ou suivis à titre préventif vers une plateforme sécurisée permettant de visualiser les données sans autre saisie », explique le Dr Michel Garrigou-Grandchamp de l’URPS Médecins Aura. Le dispositif a notamment pour ambition de favoriser l’usage des objets connectés dans les pratiques professionnelles, d’identifier l’organisation optimale pour un bon usage des objets connectés et d’évaluer les modifications des pratiques induites par l’usage des objets connectés.

L’attribution du marché public

Une étude d’impact est prévue afin d’évaluer l’usage des objets connectés et leurs conséquences sur la pratique des professionnels de santé. « Les bénéfices attendus sont notamment une aide au diagnostic et au suivi des patients, l’observance du traitement par le patient, la coordination des soins entre professionnels de santé et l’éducation thérapeutique du patient », ajoute le Dr Garrigou-Grandchamp. Un marché public a été attribué au consortium représenté par GFI informatique et ses partenaires IDS, P2Link et Qualcomm qui vont assurer l’intégration, l’assistance à maîtrise d’œuvre et le pilotage technique.

médecins, numérique, médecins libéraux, urps, ars