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CHRU de Lille, la nécessité d’un SI partagé

DSIH, Bernard B, JEUDI 28 JUILLET 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

La chambre régionale des comptes Nord-Pas-de-Calais-Picardie vient de réaliser une enquête sur le SIH du CHRU de Lille qui gagnerait à être partagé avec les autres hôpitaux de la métropole.

Le CHRU lillois a consacré 25 millions d’euros par an au fonctionnent de son SI, soit un ratio de 1000 € par unité d'œuvre. Cet investissement se décompose en 7 millions d’euros d’amortissements et 18 millions d’euros de dépenses réelles de fonctionnement. Il correspond à l’aboutissement de grands projets comme le DPI, les terminaux multimédias, l’imagerie et la généralisation du Wifi.

Des gains appréciables

Selon les conseillers référendaires, l’organisation informatique du CHRU de Lille autour de l’application de gestion du dossier patient (1) apporte des gains en termes de sécurité médicale et de recettes. Ainsi, la signature électronique allége les formalités de prescriptions de produits sanguins labiles et permet une dispensation plus rapide au service du patient. 650 essais cliniques sont traités au CHRU de Lille par un logiciel de gestion dans le respect de la règlementation très spécifique en la matière. Ensuite, le projet dédié à la perception des recettes a permis de générer 1,3 million d’euros de recette, près du double par rapport à la situation antérieure. Enfin, le système d’archivage et de partage des images a permis de réduire les coûts d’achats de films de plus de 80% tandis que l’informatisation de la gestion des repas est à l’origine de 77 500 € d’économies.

Des relations encore non fluides avec le monde médical extérieur

 « Cependant, sur les huit hôpitaux de la métropole lilloise, il existe six systèmes d’information différents » observent les conseillers de la cour des comptes régionale. Les applications métier et les systèmes d’information sont rarement conçus selon une même approche. Parfois, les différences entre logiciels sont telles qu’ils n’appréhendent pas les mêmes réalités médicales comme en matière d’allergies, domaine pour lequel il n’existe pas de document constituant un référentiel commun. « Faute de pouvoir se référer aux numéros de sécurité sociale des patients, les établissements doivent disposer d’un autre identifiant.  Le rapprochement entre cet identifiant au sein du CHRU et celui requis dans l’établissement de correspondance se fait de manière indirecte et non automatique » ajoute la chambre régionale des comptes. 

La nécessaire convergence des SI

Selon l’enquête de la cambre régionale de la Cour des Comptes,La question liée aux transferts de données structurées comme le dossier patient informatisé (DPI) devront être abordées au sein entre les groupements hospitaliers de territoires (GHT), « d’une manière à la fois fluide et sécurisée, notamment au regard des impératifs de confidentialité ». La recommandation est d’autant plus pressante pour le CHRU de Lille, établissement le plus important du groupement Lille-Métropole intérieure, que l‘ARS Nord-Pas-de-Calais-Picardie a dévoilé en juillet les quatorze GHT de la région».

 (1) logiciel Sillage édité par le GIP SIB (Santé Informatique Bretagne)

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