Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé >

Santé mobile : où en est-on ? 2. Les ARS se lancent

DSIH,@lehalle, MARDI 25 OCTOBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les obstacles au développement des usages en santé mobile tombent petit à petit. Tous les acteurs de l’écosystème s’y mettent, des mutuelles à la Haute Autorité de santé en passant par les établissements… et les Agences régionales de santé. Retour sur les initiatives les plus marquantes de ces derniers mois.

ARS : les premiers plans d’action

L’intérêt porté par les Agences régionales de santé (ARS) à la santé mobile s’était fortement manifesté à l’occasion des réponses formulées par les régions à l’appel à projets Territoire de soins numérique (TSN), il y a deux ans. On voit maintenant se concrétiser les premiers plans d’action. Ils passent par une démarche préalable d’évaluation ou, du moins, de cadrage d’une méthodologie permettant de lister les solutions les plus recommandables.
Rhône-Alpes : évaluer l’impact sur les pratiques
En Rhône-Alpes, le programme TSN-Pascaline présente l’originalité d’avoir confié à l’URPS (1) Médecins libéraux le soin de piloter une expérimentation visant à évaluer l’impact de l’usage des objets connectés sur les pratiques des professionnels de santé. Lancée début juillet, elle doit mobiliser une cinquantaine de professionnels volontaires (médecins, pharmaciens, infirmiers, kinés…) pour exploiter les données transmises par quelque 300 équipements (tensiomètres, pèse-personnes, traceurs d’activité) mis à disposition des patients.
L’expérimentation s’adresse aux insuffisants cardiaques et/ou rénaux ainsi qu’aux personnes inscrites dans une démarche de prévention (surcharge pondérale, hypertension artérielle…). L’évaluation d’impact est basée sur un ensemble de questionnaires, d’entretiens et d’ateliers de réflexion tant avec les professionnels qu’avec les patients participants. Premiers résultats attendus mi-2017.

Nouvelle Aquitaine : ouvrir un portail d’apps grand public

En Nouvelle Aquitaine, l’ARS avait lancé cet été un appel à candidatures dans le but de recenser des applications santé « gratuites, sans lien avec un site Internet commercial et en phase avec les obligations de la Cnil en matière de protection des données personnelles ».
« L’Agence nous a demandé d’analyser ces applications », indique Guillaume Marchand, président de dmd Santé, à l’origine de la première plateforme d’évaluation collaborative d’applications mobiles et d’objets connectés de santé. Forte de son guide de bonnes pratiques et d’un autoquestionnaire de près de 320 critères pour formaliser la première étape d’une labellisation des apps santé, sa société a en effet remporté un appel d’offres de l’ARS sur les aspects méthodologiques de la préparation d’un espace dédié aux solutions mobiles sur le site Web de l’ARS. Le portail devrait ouvrir d’ici à quelques semaines.

Centre-Val de Loire : codévelopper une grille d’évaluation d’objets connectés

L’ARS du Centre-Val de Loire a également fait appel à dmd Santé pour codévelopper, en partenariat, une grille d’évaluation d’objets connectés qui devrait être validée « dans la vraie vie ». La démarche s’inscrit en effet dans le contexte d’un projet de télésurveillance au domicile des patients atteints d’insuffisance cardiaque, réalisé avec deux centres pilotes : le Centre hospitalier régional d’Orléans et le centre de réadaptation de Bois-Gibert. Quatre objets connectés – balance, autotensiomètre, podomètre et oxymètre de pouls – sont évalués avec les professionnels de santé et les patients dans « une démarche collaborative », précise Pierre-Marie Detour, directeur général adjoint de l’ARS, qui poursuit : « La santé connectée est l’une des voies majeures de la médecine de demain. Encore faut-il que les outils, les objets connectés, soient validés. La coopération représente une démarche innovante dans ce domaine dont la maturité complète est encore en devenir ». Résultats attendus en fin d’année.

(1)Union régionale des professionnels de santé.

ars, santé mobile, haute autorité de santé, médecins


VIDAL