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La coopération publique au service des établissements de santé privés non lucratifs

DSIH, Propos recueillis par la rédaction, MARDI 06 DéCEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés Non Lucratifs (FEHAP) tient son 41ème congrès annuel les 13 et 14 décembre prochains à Paris. En écho aux 80 ans qu'elle vient de fêter, la fédération accueillera 80 exposants au Palais des Congrès de Paris. Cette année, un acteur public des systèmes d'information fait son apparition sur cet événement : le groupement d'intérêt public SIB. Pour faire le point sur cette participation, DSIH a rencontré Olivier Morice-Morand, le directeur général et Baptiste Le Coz, le directeur général adjoint du SIB.

41congres SIB

Le SIB participe pour la première fois au congrès de la FEHAP. Pourquoi maintenant ?

Olivier Morice-Morand : En effet, notre structure de coopération interhospitalière publique participe pour la première fois au congrès de la FEHAP, qui rassemble les établissements de santé privé à but non-lucratifs. Au-delà de la capacité de notre groupement d'intérêt public de coopérer plus simplement avec ce type d'établissements, en écho aux valeurs humanistes et de service public que nous partageons, cette participation symbolise avant tout notre ouverture à l'ensemble des établissements sanitaires et médico-sociaux de la FEHAP. En effet, dans le contexte d'organisation des parcours des patients dans les territoires de soins et de mise en place des groupements hospitaliers des territoire (GHT), il n'y a pas d’un côté les établissements publics, et de l'autre côté les établissements privés. La réalité sur le terrain et dans toutes les régions est différente. Il est donc important pour nous d'être aux côtés des établissements de la FEHAP comme nous le sommes auprès des établissements publics de santé de la FHF, pour les aider à adapter et transformer les SI de santé dans le but de faciliter la prise en charge de patients tout au long de leur parcours de vie.


Ce sera donc une grande première pour le SIB de travailler avec ces établissements et avec le secteur médico-social ?

Baptiste Le Coz : Dans la pratique, ce marché n'est pas complètement nouveau pour nous. Nous coopérons depuis plusieurs années avec certains de ces établissements, cela est le cas depuis le plan Hôpital 2012 qui a contribué au rapprochement entre des établissements publics et privés à but non lucratif. Nous avons par exemple déployé notre dossier patient informatisé Sillage dans différents établissements de santé travaillant ensemble sur le même territoire de soins. Cela est également le cas via des services différenciants tels que notre offre d'hébergement de systèmes d'information et de données de santé à caractère personnel, que nous effectuons à plusieurs cliniques mutualistes du grand ouest. Mais ce qui change, c'est véritablement un positionnement plus marqué à destination de ces établissements de santé. Par exemple, membre du groupement d'intérêt public qui édite le progiciel PH7 - NDLR : le principal moteur de paie hospitalière en France - le SIB a fait le choix avec d'autres structures publiques de réécrire totalement ce moteur pour l'adapter aux spécificités des établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC). Pour ce qui est du secteur médico-social, après avoir longtemps travaillé sur le volet administratif des systèmes d'information (SI), nous nous attaquons au volet santé de notre offre que nous allons nous attacher à faire évoluer pour l'adapter aux spécificités du secteur. La démarche SIB Nov', initié qui a abouti à la conception de la box Jemini, a notamment été créée dans ce contexte. Elle devrait d'ailleurs prochainement être testée en grandeur nature au sein d'un établissement.

OMM : A noter que les établissements publics et les ESPIC collaborent très souvent. nous proposons déjà un certain nombre de services et de prestations qui peuvent aussi répondre aux établissements privés. Nous nous inscrivons aussi dans la perspective d’échanges, de collaboration qui seront encore demain nécessaire.
Enfin, cela peut peut-être paraître anecdotique, mais cela a du sens. Un des directeurs généraux adjoint du SIB est issu d'un établissement de la FEHAP !

Après ce congrès, vous organisez dans quelques mois les 8èmes Journées des Adhérents. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

OMM : La 8ème édition des Journées des Adhérents du SIB se tiendra les 30 et 31 mars prochain au palais des congrès de la Baule et réunira 250 hospitaliers, issus des établissements publics de santé et des établissements de santé privés à but non-lucratif. Le fil rouge de cette édition sera de s'interroger sur la place de l'éthique dans le numérique au service de la santé. Nous aborderons évidemment la question des organisations des SI de santé vues à travers le prisme des GHT mais également en interrogeant les acteurs de santé intervenants dans la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de soins … ou parcours de vie, comme le nomme la FEHAP. Nous souhaitons également avoir un éclairage international sur l'impact des nouveaux modes de coopération sur les SI de santé. En parallèle, cet événement nous donnera l'occasion de présenter des retours d'expérience hospitaliers sur plusieurs de nos services et de présenter nos dernières avancées et nouveautés, à l'instar du travail sur notre infrastructure qui a été récemment à Barcelone au WoHIT lors du congrès HIMSS Europe. L'avant-programme de nos Journées est d'ores et déjà disponible en ligne et les inscriptions sont également ouvertes sur notre site web.

En savoir plus sur les 8èmes Journées des Adhérents du SIB

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