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Le CH Eure-Seine : établissement support de GHT et premier Centre Hospitalier « général » agréé hébergeur de données de santé (Communiqué)

CHI Eure-Seine, LUNDI 13 MARS 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le Centre Hospitalier Intercommunal Eure-Seine est le premier Centre Hospitalier « général » à avoir mis en œuvre les moyens nécessaires à l’obtention de l’agrément « Hébergeur de données de santé à caractère personnel » délivré par le Ministère des Affaires Sociales, après un processus d’étude par l’ASIP Santé et par la CNIL. Ses datacenters d’Evreux et de Vernon, ses architectures techniques modernes, la pluralité de ses équipes ainsi que le respect d’une politique de sécurité musclée en font un acteur de santé publique clé pour la région Normandie. Il offre une solution d’hébergement d’applications critiques, avant tout pour les établissements membres de son G.H.T., mais aussi potentiellement pour les membres du GCS Télésanté normand, et consolide l’établissement sur la maîtrise de ses données à long terme.

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À gauche, Patrice Large – DSI du CH Eure-Seine et Directeur du Service d’Hébergement , à droite Laurent Charbois – Directeur Général du CH Eure-Seine

Se lancer dans l’obtention de l’agrément Hébergeur n’est pas chose simple. Quels sont les éléments qui ont motivé cette décision stratégique ?

Patrice Large : Tout d’abord, c’est une affaire d’historique. A l’occasion du plan Hôpital 2012, le dossier construit à la demande de l’Agence Régionale d’Hospitalisation de Haute-Normandie l’a été sur la base d’un dossier patient identique pour l’ensemble des établissements de notre territoire de santé, supporté par une infrastructure partagée. Et puis en parallèle, l’intuition, et le désir de vouloir se mettre « en avance de phase » face à une évolution prévisible vers un modèle de type GHT, se sont imposés naturellement.

Quels ont été les facteurs de réussite ?

Tout d’abord, l’écoute attentive et la compréhension de la dimension stratégique du Système d’information dans le fonctionnement de l’hôpital, de la part des deux directeurs généraux successifs ayant contribué à ce projet. Ensuite, bien évidemment, l’implication des équipes DSI et de notre RSSI a constitué un facteur essentiel. Nous disposions d’un premier niveau de documentation, d’équipes déjà organisées exploitant notre SIH, puis des productions et des adaptations liées au programme Hôpital Numérique. Il s’agissait donc de passer un nouveau palier, en musclant nos processus de gestion des incidents, de reprise d’activité, de gestion des évolutions et de consolider notre socle technique. Le pilotage du dossier par Vincent Trély, consultant alliant expertise, rapidité d’esprit, maîtrise des rapports humains et parfaite connaissance du contexte hospitalier, nous a permis de produire un dossier précis et de mettre en œuvre un corpus de procédures de management de notre SI exigeant. L’accompagnement juridique de Maître Marguerite Brac de la Perrière (Avocate spécialisée au sein du cabinet BENSOUSSAN) a parachevé ce travail complexe.

En tant qu’établissement « pivot » du GHT Eure-Seine Pays d’Ouche, comment voyez-vous l’évolution des systèmes d’information dans le contexte des Groupements Hospitaliers de Territoire ?

Il est nécessaire, à mon sens, d’être pragmatique, notamment en tenant compte de la relative vacuité des textes. De nombreuses inconnues subsistent à ce jour comme par exemple la gestion financière d’un SI sans règles édictées, ou certains aspects encore évasifs au niveau du décret sur la déclinaison opérationnelle de l’équipe SI commune. Tout cela implique la nécessité d’être flexible, et susceptible d’adapter la trajectoire de convergence, définie tant au niveau de la Loi de santé, que du décret d’application.

Dans cette optique, s’affranchir des aspects d’infrastructure est un atout. Les textes nous parlent de logiciels identiques, l’optique fusionnelle envisage des logiciels uniques... Le parcours est sinueux et encore potentiellement instable.

Quels sont vos objectifs en terme de consolidation du SI et de préparation aux audits et future certification ?

En ce qui concerne la convergence attendue des SI, la clé de la réussite réside dans la capacité à travailler en véritable équipe, avec les collègues des établissements membres. Une infrastructure commune est une infrastructure à cogérer. Cela nécessite de la compétence, et donc une valorisation des métiers existants, là où ils se trouvent.

Relativement à l’hébergement, l’objectif est bien d’aller vers une certification ISO (27001, 27000, 27018) tel que promue par l’ASIP Santé. Nous avons posé l’ensemble des briques nécessaires, il convient de les faire vivre.

Notre agrément est relatif à la mise à disposition de plateforme. Sa philosophie est de permettre à nos structures de déployer avec agilité les moyens nécessaires au déploiement des SI. Cela peut aussi concerner nos partenaires membres du GCS Télésanté. Nous savons déployer et gérer des plateformes, mais nous connaissons aussi les métiers de la santé, ce qui donne un niveau supplémentaire de tranquillité à nos partenaires, au travers d’une capacité d’administration et de réaction adaptées aux exigences des métiers de la santé.

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