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L’impact des objets connectés à l’étude en Rhône-Alpes

DSIH, @lehalle, MARDI 18 AVRIL 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le programme Pascaline[1] présente l’originalité de confier le pilotage de trois de ses sous-projets à l’URPS[2] Médecins Auvergne Rhône-Alpes. Il s’agit d’expérimenter le carnet de vaccination électronique, un réseau social de professionnels de santé et l’usage de trois types d’objets connectés : tensiomètres, pèse-personnes et traceurs d’activité.  

Le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, élu URPS et référent du projet Objets connectés, était invité à présenter son expérience, fin mars, lors d’une rencontre professionnelle organisée par Qualcomm Life pour partager des retours d’expérience sur le thème du « continuum de soins, de l’hôpital au domicile ».
Le consortium GFI Informatique-Qualcomm Life-P2Link-IDS a en effet été retenu pour assurer l’intégration, l’assistance à maîtrise d’œuvre et le pilotage technique de ce projet.

Éviter les hospitalisations

L’étude de la mesure d’impact des objets connectés porte sur la prise en charge des patients atteints d’insuffisance cardiaque ou suivis à titre préventif. Le généraliste lyonnais est convaincu que ces objets ont toute leur place dans une meilleure organisation et dans l’amélioration des pratiques de soins. Reste à le démontrer.
L’expérimentation s’appuie sur la mise en place d’une cellule de coordination qui a embauché un personnel spécialement formé pour assurer ses missions : recruter les médecins et les patients intéressés, livrer les objets au domicile des patients, expliquer leur fonctionnement, assurer leur maintenance et gérer les alertes aux heures ouvrables, en dehors desquelles, c’est le médecin investigateur qui est chargé de la surveillance.
« J’ai positionné les seuils d’alerte assez bas, à une prise de poids de deux kilos », explique le médecin qui constate avoir déjà évité de nombreuses hospitalisations en intervenant à temps pour ajuster les traitements. Il se réfère alors à la dernière ordonnance, qu’il retrouve stockée sur la plateforme régionale Sisra, et peut envoyer une nouvelle prescription directement au pharmacien via le réseau social des professionnels.

50 patients participent à l’expérimentation depuis son démarrage, en septembre dernier.
Mais Marcel Garrigou-Grandchamp observe actuellement que le projet suscite de plus en plus d’intérêt chez ses confrères à l’hôpital comme en ville, pour la récupération rapide après chirurgie, par exemple, ou la dialyse à domicile.

 


[1] Programme Territoire de soins numérique rhônalpin. Pascaline signifie Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique. http://www.pascaline-sante.com 

[2] Union régionale des professionnels de santé.

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