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Emmanuel Macron, commandant en chef de la bataille du numérique

DSIH, @lehalle, MARDI 20 JUIN 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Emmanuel Macron a profité de l’événement VivaTech (1), dont la deuxième édition était organisée mi-juin à Paris, pour rencontrer les entrepreneurs de l’innovation et, surtout, pour délivrer quelques messages éclairant les orientations qu’il compte prendre dans le domaine du numérique (2).  

« La convergence entre le numérique et le healthcare »

Le président de la République a esquissé ce que représente à ses yeux un État numérique et a identifié les « combats de demain », ceux dans lesquels il voit la France s’engager, avec l’ambition de prendre le leadership. La santé y a toute sa place, au même titre que les secteurs qui faciliteront la transition énergétique, par exemple. Il cite donc « l’Internet des objets, l’intelligence artificielle, la convergence entre le numérique, les cleantech et toutes les technologies du greentech, la convergence entre le numérique et le healthcare.
Ces batailles, ce sont les nouvelles frontières technologiques ».Doit-on comprendre qu’il les désigne en anglais pour mieux souligner le caractère international de cette ambition ?!

Dix milliards d’euros pour l’innovation

Il promet en tout cas que « l’État y investira massivement ». De fait, il a marqué sa présence à VivaTech par l’annonce d’un fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros. Il a aussi promis un « État qui facilite et qui accompagne […] qui va davantage tester, apprendre ».

La Silver Économie apparaît également dans les radars du chef de l’État (même si l’on peut noter l’absence dans ce gouvernement d’un secrétariat d’État aux Personnes âgées, comme l’ont regretté les observateurs). Ce secteur émergent fait, pour lui, partie des acteurs d’une « transformation sociale qui est aussi une transformation démocratique ». Car, s’il est venu chanter les louanges de l’innovation, de l’entreprenariat et de la « tech », le chef de l’État veut rappeler que « la démocratie du XXIe siècle repose aussi sur la solidarité. Les entreprises qui développent de l’assistance, le diagnostic à distance, qui détectent les chutes, qui anticipent les troubles cognitifs vont dans ce sens ».

Pas le droit d’être cyniques

Retenons enfin qu’Emmanuel Macron adresse à ces troupes de la « start-up nation » un véritable appel à la responsabilité : « Cette liberté qui est la vôtre, […] elle impose aussi une responsabilité immense. Ce monde que nous sommes en train d’inventer, que je veux avec vous porter, dont je veux que la France soit la nation étendard, c’est un monde qui ne peut pas avoir les valeurs de celui d’hier. C’est un monde dans lequel je veux que vous réussissiez, mais dans lequel vous n’aurez pas le droit d’être cyniques. »
A-t-il alors en tête les dérives de la Silicon Valley ? L’ancien banquier choisit en tout cas l’analogie avec la City…
« Pourquoi les Britanniques ont-ils choisi le Brexit ? Parce que pendant des années et des années, des gens ont pensé que tout pourrait se faire au calme dans la City, entre des milliardaires tranquilles et des gouvernants qui serviraient leurs intérêts », analyse-t-il.

Si l’innovation mérite une messe – VivaTech –, l’évangile de la transformation numérique ne doit pas pour autant s’affranchir de certaines valeurs.


(1) https://vivatechnology.com/ 

(2) L’écouter ici : https://www.youtube.com/watch?v=wHfY9xI_4lA 

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