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Licencing Oracle et virtualisation : cauchemar de la DSI ou légende urbaine ?

Charles Blanc-Rolin , MARDI 27 JUIN 2017 Soyez le premier à réagir1 réactions

Le système de licencing d’Oracle est perçu comme un véritable cauchemar pour une majorité de nos DSI. Avec la généralisation de la virtualisation de machines, Oracle a su trouver un système de licencing lucratif et souvent considéré comme inaccessible pour la plupart de nos établissements de santé.

Comme beaucoup d’entre vous sûrement, j’ai entendu énormément de choses de la part de commerciaux ou d’intégrateurs sur ce mécanisme de facturation qui se serait soi-disant, encore durcit ses dernières années.

#LÉGENDEURBAINE

Pour une infrastructure VMWare par exemple, on m’a encore récemment soutenu qu’il fallait désormais payer des licences pour chaque serveur ESXi hôte connecté au serveur de gestion vSphere, même si un cluster avec seulement une partie des hôtes avait été paramétré pour héberger les machines virtuelles Oracle.

oracle

J’ai également vu passer sur des forums, qu’il était nécessaire de payer des licences pour chaque site distant qui se connecte au site principal hébergeant l’infrastructure.
Si c’était vraiment le cas, les hébergeurs « cloud » n’auraient plus qu’à mettre la clé sous la porte.

Ces mythes sont entretenus par quelques commerciaux affamés et une grande partie de la communauté IT qui, bernée, continue de faire vivre cette légende urbaine.

Le document à l’origine de nombreuses confusions et souvent mentionné par les « semeurs de trouble » est intitulé Oracle Partitioning Policy. Mais contrairement à ce que certains peuvent laisser entendre, ce document n’a pas de valeur contractuelle ! Il est juste censé apporter les « best practices » aux clients, et non les contraindre obligatoirement à des restrictions de mémoire, de stockage, de vCenter ou de réseau.

Alors, comment ça fonctionne réellement ce système de facturation ? 

Si l’on se penche sur le document relatif au système de licencing, on constate qu’il y a deux méthodes de facturation : Le nombre d’utilisateurs ou le nombre de processeur. Dans une infrastructure virtualisée comme de nombreux établissements disposent, c’est le licencing au nombre de processeurs qui est généralement retenu.
Il faut donc se référer à la table d’affectation de valeurs des cœurs des processeurs, pour effectuer le calcul.

La plupart des processeurs équipant les serveurs qu’un établissement moyen est en mesure de s’offrir a une valeur de 0,5 par cœur.
Donc pour un cluster vSphere de 2 serveurs (comme sur le schéma vu plus haut) disposant chacun de 2 processeurs 10 cœurs, le calcul doit être le suivant :

2 serveurs X 2 processeurs X 10 cœurs par socket = 40
40 X 0,5 = 20

Il faudra payer pour 20 cœurs effectifs utilisés pour Oracle.

On est d’accord, c’est loin d’être donné, mais on est quand même loin des différents mythes véhiculés !

dsi, virtualisation, établissements de santé


1 réaction(s) à l'article Licencing Oracle et virtualisation : cauchemar de la DSI ou légende urbaine ?

#2

Même si vous avez raison sur la limitation du nombre de serveurs à prendre en compte, ce qui reste à démontrer, vous montrez gaiement un calcul qui aboutit à 20 cores à "licenser".
Si on parle de licences par core, on parle de licences Oracle Database Enterprise. A 30 000 € la licence, votre fier calcul nous mène à 600 000 €...


Message posté par vince55 (Déconnecté) le mardi 27 juin 2017 à 10:15:27 en réponse au message n°#1 REPONDRE
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