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Philips, l’intelligence artificielle pour un diagnostic éclairé

DSIH, Par Pierre Derrouch, LUNDI 09 AVRIL 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Quand on parle d’intelligence artificielle dans le milieu médical, Philips, qui intègre cette technologie dans ses solutions d’imagerie, préfère évoquer l’« intelligence adaptative » au service d’un « médecin augmenté » du numérique. Coup de projecteur sur une technologie permettant de fournir au clinicien une information pertinente pour son diagnostic, à partir d’une masse colossale de données d’imagerie et en croissance toujours exponentielle.

PHILIPS

L’intelligence artificielle déconcerte à plus d’un titre. Par ce qu’elle est capable de faire, soit le meilleur – l’aide à la décision thérapeutique –, comme le pire, c’est-à-dire une substitution potentiellement malveillante de l’homme par la machine, perspective toutefois peu crédible pour bon nombre de scientifiques. Philips, qui a amorcé en 2016 un tournant historique en se recentrant sur la santé, notamment le diagnostic et le traitement, mise sur le potentiel de l’intelligence artificielle dans un contexte d’augmentation des examens d’imagerie. « Ces examens croissent de 2 à 5 % par an compte tenu du vieillissement de la population et du développement des pathologies chroniques », indique Pascal Dussert, directeur Healthcare IT chez Philips France qui ajoute : « Nous travaillons sur des solutions permettant de répondre aux enjeux de santé suivants : assurer un continuum de soins et accompagner les professionnels de santé avec des outils capables d’absorber cette augmentation. »Comment ? En exploitant la richesse des données générées par les appareils d’imagerie du géant néerlandais, soit un archivage actuel de 145 milliards d’images. Au volume s’ajoute la qualité même des données, de plus en plus riches, comme les images spectrales des nouveaux scanners.

L’apport de l’intelligence artificielle

« Pour le diagnosticl’objectif est de gagner en vitesse et en confiance, grâce à des algorithmes permettant de faciliter le tri et la visualisation des données tout en réduisant le temps de recherche des informations par les cliniciens », explique Nicolas Villain, directeur du département de recherche de Philips France. Philips propose ainsi des outils d’analyse avancée pour suivre, par exemple, le développement des tumeurs cérébrales. L’exploitation combinée des données biologiques, tissulaires et radiologiques contribue à un diagnostic plus précis et à la sélection du traitement le plus adapté pour le patient. Au-delà des soins, ou plutôt de manière concomitante, l’intelligence artificielle présente un autre intérêt. Elle participe à l’optimisation de la gestion d’un parc d’imagerie. Les données collectées sur les appareils permettent d’anticiper les procédures de maintenance et donc d’améliorer à la fois la continuité de service et la disponibilité des appareils. Utile là encore dans un contexte d’augmentation des examens d’imagerie.

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