Publicité en cours de chargement...
Le RGPD ou l’art de se payer notre tête, version US
« Afin de se conformer à cette nouvelle réglementation, [le fournisseur] a créé un addendum relatif au traitement de données à caractère personnel (DPA) et une annexe DPA modifiant nos contrats existants et applicables aux situations dans lesquelles [le fournisseur] traite des données à caractère personnel dans le cadre du RGPD. En cas de conflit avec des clauses et/ou contrats existants en matière de confidentialité ou de sécurité des données à caractère personnel, le DPA et l’annexe DPA applicable prévaudront.
[…]
Si aucun consentement explicite n’est donné avant la date d’échéance mais que vous continuez d’utiliser les services fournis dans le cadre du contrat[avec le fournisseur] pertinent déjà en vigueur, les modalités du RGPD telles que définies dans le DPA et associées à votre offre en vigueur avec[le fournisseur] s’appliqueront à ce contrat.
Lesdites exigences du RGPD telles que décrites dans le DPA s’appliquent à votre contrat avec [le fournisseur] dans la mesure où ces exigences du RGPD s’appliquent au contenu. Cette approche garantira la conformité de l’accord au RGPD. »
Je résume pour ceux qui n’entendent rien à la chose juridique : l’avenant rédigé par moi s’applique prioritairement à toute autre clause. Mon pépère, si tu signes, c’est OK, si tu ne signes pas, il s’applique quand même. J’espère que la boutique en question ne paye pas très cher ses juristes, parce qu’avec ce niveau de prestation ma nièce qui est au collège aurait pu le leur faire tout pareil et pour pas cher.
Petit rappel qui ne coûte rien : le RGPD impose la signature d’avenants, mais il est fortement conseillé aux clients publics ou privés de prendre les devants et de proposer leurs modèles. Le site de la Cnil en fournit un très bien, autant l’utiliser.
Petit message personnel au fournisseur dont il est question ci-dessus : le concept selon lequel « qui ne dit mot consent » n’a aucune valeur juridique en droit contractuel français. Ne me remerciez pas, c’est cadeau.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Fuite de données chez CEGEDIM – la question des zones à commentaire
02 mars 2026 - 20:10,
Tribune
-Les données de 15 millions[1] de Français auraient été piratées lors d’une attaque survenue il y a plus de deux mois au sein de la société CEGEDIM et de logiciels utilisés par des médecins libéraux. Les grands médias (Le Monde, France Info) en ont fait état, et fait rarissime, même la ministre de la...

Aligner la stratégie IA avec le projet d’établissement, le projet médical et le SDSI : une exigence de cohérence et de performance
23 fév. 2026 - 19:09,
Tribune
-L’Intelligence Artificielle transforme les organisations, les pratiques professionnelles et les parcours patients. Pourtant, trop d’initiatives émergent encore sous forme d’expérimentations isolées, plutôt que comme la résultante d’une vision stratégique globale. Or, une stratégie IA découle des ori...

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !
11 fév. 2026 - 10:26,
Actualité
-Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.
