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La parole à… Jalal Soujad, DSI du GHT de Loir-et-Cher (GHT Santé 41)

DSIH; Propos recueillis par Pierre Derrouch, MARDI 17 JUILLET 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Ingénieur de formation ayant occupé plusieurs postes de consultant et de responsable ou de directeur de projet, Jalal Soujad a également participé aux travaux de mise en œuvre du plan Hôpital numérique avec la DGOS. Il fait aussi partie des groupes de travail Sécurité à l’Asip Santé et Expert GHT de l’Anap. Aujourd’hui DSI du GHT 41, il nous fait part de ses ambitions à ce poste.

DSIH : Quelles sont vos priorités à la tête de la DSI ?

Jalal_SOUJADJalal Soujad :  Il y en a trois : la mise en place d’une DSI en mode service, l’urbanisation de l’architecture SI et l’échange ville-hôpital-patients.

Quelle est votre vision de la DSI à cinq ans et à dix ans ?

La DSI sera en mode service pour les utilisateurs, et les fonctions techniques lourdes (hébergement des données de santé, architecture complexe, etc.) auront été externalisées pour être confiées aux professionnels qui ont plus d’expertise. Les informaticiens pourront ainsi se concentrer sur l’accompagnement des utilisateurs et la conduite des projets. Ils devront être davantage sur le terrain et mieux comprendre les besoins des utilisateurs.

Quels obstacles organisationnels, techniques, humains, financiers, etc. pour mener à bien vos projets avez-vous identifiés ?

C’est vraiment l’aspect financier qui peut bloquer la mise en place d’une organisation de DSI en mode service dans la mesure où l’on transforme les investissements en exploitation.
L’accompagnement au changement des informaticiens, qui ont pour la plupart des profils généralistes sans diplôme particulier, constitue un autre obstacle. Il faut les épauler avec des formations et du coaching sur les nouvelles organisations, en s’appuyant sur des référentiels (Itil, Cobit, Iso, etc.).

Sur quels leviers financiers pouvez-vous vous appuyer ?

Nous comptons particulièrement sur le programme Hôpital numérique (et son successeur Hop’En).

Qu’attendez-vous des fournisseurs pour réussir la convergence des SIH ?

Il est important que les fournisseurs changent leur modèle économique puisque nous devons faire des économies avec les GHT. Il n’est pas question de maintenir un paiement au nombre de lits ou en fonction du budget.
Les éditeurs doivent également commencer à discuter entre eux. On ne pourra pas continuer à travailler avec de vielles solutions qui ne sont pas évolutives et ne s’ouvrent pas vers l’extérieur ou le patient, lequel doit devenir le noyau du développement avec une vraie gestion du parcours public-privé-domicile.

En un mot, comment définiriez-vous la fonction de DSI de GHT ?

C’est avant tout un challenge.

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