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ZOOM GHT : la parole Bruno Gallet, DSI du GHT Psy Sud Paris

DSIH, propos recueillis par Pierre Derrouch, MARDI 13 NOVEMBRE 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le centre hospitalier Fondation Vallée, basé à Gentilly (94), l’établissement public de santé Érasme, dont le siège est à Antony (92), et le groupe hospitalier Paul-Guiraud, implanté à Villejuif (94), composent le GHT Psy Sud Paris. Bruno Gallet en est le DSI. À charge pour lui de veiller à ce que le trio, sur la voie de la convergence SI, ne perde pas le nord…

Quelle est votre expérience professionnelle ?

Bruno_GALLET-GHT_Psy_Sud_ParisJuriste de formation, je suis titulaire d’un DEA de droit public et d’un master 2 de management de projet. Je suis également lauréat du concours de directeur d’hôpital, ce qui m’a amené à suivre le cursus de l’EHESP. Je détiens par ailleurs un diplôme spécialisé de gestion financière délivré par la même EHESP, au titre de ses activités universitaires.

Avant de devenir directeur des finances et des systèmes d’information du groupe hospitalier Paul-Guiraud, j’ai occupé successivement des postes de direction des services économiques, logistiques et techniques au CH de Rumilly (74) et au groupement hospitalier Eaubonne-Montmorency (95). J’ai été ensuite directeur des finances au CH de Gonesse (95).

Qu’est-ce qui vous a motivé pour occuper la fonction de DSI de GHT ?

Les hôpitaux publics doivent négocier deux virages : adapter les SI aux GHT ; développer des outils permettant aux acteurs médicaux et soignants de mettre en œuvre le parcours de soins, dans l’établissement et à l’extérieur, en nouant des partenariats avec les professionnels de ville et les institutions médico-sociales.

Quelles sont vos priorités ?

La mise en œuvre du schéma directeur SI, puis la traduction concrète du parcours de soins sont nos deux grandes priorités.

Quelle est votre vision de DSI à cinq ans et à dix ans ?

Nous allons, dans les années à venir, développer des usages et des outils de mobilité pour les professionnels de santé et accompagner la logique de prise en charge coordonnée des patients.

Quels obstacles (organisationnels, techniques, humains, financiers, etc.) à la réalisation de vos projets avez-vous identifiés ?

Le premier obstacle est financier. La mise en œuvre du parcours de soins demande des SIH le déblocage de moyens. Le second volet est organisationnel. Un travail commun avec les différents partenaires du GHT est nécessaire pour réussir le déploiement du parcours de soins. Cette collaboration est forcément exigeante, donc difficile.

Enfin, j’ajouterai qu’un établissement de psychiatrie comme Paul-Guiraud présente une spécificité : les pathologies psychiatriques sont souvent chroniques, avec un besoin d’accompagnement des patients, y compris sur le plan du SI, sur des durées parfois longues. Il faut prendre en compte que ces patients se trouvent souvent dans des situations complexes que nous devons intégrer : isolement, précarité, autres pathologies somatiques associées, prise en charge en aval.

Sur quels leviers financiers pouvez-vous vous appuyer ?

Nous sommes dans l’attente d’un accompagnement des pouvoirs publics sur le volet SI, par le biais d’appels d’offres, mais aussi du second volet du plan Hôpital numérique.

Qu’attendez-vous des fournisseurs pour réussir la convergence des SIH ?

Les fournisseurs sont attendus sur la gestion des antériorités, souvent difficiles à réaliser, et sur leur capacité à développer des interfaces. Là encore, la tâche peut être complexe pour certains industriels dont le mode de fonctionnement est encore artisanal.

En un mot, comment définiriez-vous la fonction de DSI de GHT ?

Il s’agit d’une fonction de supervision, de pilotage de projet et de mise en relation des différents acteurs pour affiner les besoins en matière d’outils SI et les mettre en œuvre.

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