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ZOOM GHT : la parole à Nicolas Limoge, DSI du GHT Saône-et-Loire Bresse-Morvan

DSIH, Pierre Derrouch , MARDI 11 DéCEMBRE 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Chalonnais de longue date, Nicolas Limoge a grimpé les échelons au sein de structures hospitalières locales. Depuis deux ans, il a pris la tête de la DSI du GHT Saône-et-Loire Bresse-Morvan qui regroupe huit établissements.

Quelle est votre expérience professionnelle ?

Nicolas-Limoge-GHT-Saone-et-Loire-Bresse-MorvanJe suis directeur du système d’information du GHT Saône-et-Loire Bresse-Morvan depuis septembre 2016.
Auparavant, j’ai occupé le poste de directeur du SIdu groupement de coopération sanitaire du Chalonnais, de septembre 2014 à septembre 2016, après en avoir été le responsable SI deseptembre 2007 à septembre 2014.
Les années précédentes, j’ai été responsable Système au syndicat interhospitalier du Chalonnais (de 2005 à 2007), après avoir occupé la fonction de technicien supérieur dans la même structure, entre 2002 et 2005. De novembre 2000 à avril 2002, j’ai été technico-commercial chez MCS, une entreprise implantée à Chalon-sur-Saône.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour devenir DSI du GHT Saône-et-Loire Bresse-Morvan ?

Étant déjà DSI pour quatre établissements du GHT, dont le centre hospitalier de Chalon-sur-Saône qui en est le site support, mon champ d’action s’est « naturellement » étendu aux autres établissements.

Quelles priorités vous êtes-vous fixées ?

Mes priorités sont liées aux réponses à apporter aux utilisateurs :

  • Satisfaire à leurs demandes de façon cohérente, et ce quel que soit leur site ;
  • Harmoniser les pratiques des utilisateurs comme celles des informaticiens ;
  • Fédérer les outils du SI autour de la meilleure solution ;
  • Rendre interopérables les réseaux, puis les applicatifs des sites qui ne le sont pas encore.

Quelle est votre vision de DSI à cinq ans et à dix ans ?

L’interopérabilité des systèmes d’information au sein du GHT sera la clé de demain. Les outils hybrides seront les plus souples et les plus adaptables aux contraintes actuelles, notamment la mise en place du RGPD qui ne concerne d’ailleurs pas que la DSI.
Notre DSI est clairement orientée vers les services, et je tiens à ce qu’elle reste sur cette ligne. Il est également important pour moi de garder la maîtrise de notre SI. En effet, en assurant la maintenance de celui-ci, nous garantissons à nos utilisateurs une qualité de service élevée et une réactivité forte.

Quels obstacles (organisationnels, techniques, humains, financiers, etc.) à la réalisation de vos projets avez-vous identifiés ?

La plus grosse difficulté tient aux ressources humaines nécessaires pour mener à bien nos nombreux projets. Le manque de formations supérieures SI dans notre territoire rend les recrutements complexes.
Nous devons également faire face, comme beaucoup d’établissements, à des difficultés financières, avec un déséquilibre important entre le nombre de demandes et les budgets associés pour les réaliser.
Mais nous avons parallèlement un atout organisationnel : six établissements sur huit sont en direction commune. Et la DSI gère les deux autres sites (Sevrey et Louhans) depuis plus de 15 ans – via le GCS du Chalonnais –, ce qui est indéniablement facilitant.

Sur quels leviers financiers pouvez-vous vous appuyer ?

Mutualisation des contrats de maintenance, centralisation du support, optimisation des déplacements avec la mise en place d’outils de visioconférence, dossiers de financements régionaux, etc. : les leviers possibles sont divers.

Qu’attendez-vous des fournisseurs pour réussir la convergence des SIH ?

Les fournisseurs doivent s’adapter à un contexte en pleine mutation et transformer leurs outils pour tenir compte de l’interopérabilité des applications et du transport des informations.

En un mot, comment définiriez-vous la fonction de DSI de GHT ?

Adaptabilité et polyvalence résument bien les prérequis de la fonction.

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