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SI & GHT : la parole à Vincent Hourdequin, directeur technique de Computer Engineering

DSIH, Propos recueillis par Pierre Derrouch , LUNDI 25 FéVRIER 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Voilà désormais plus de deux ans que les GHT s’organisent, avec en point de mire la convergence des systèmes d’information en 2021. DSIHi nterroge les éditeurs sur les évolutions générées par cette nouvelle organisation.

DSIH : Deux ans après le lancement des GHT, quel bilan dressez-vous des actions entreprises par les établissements de santé dans le domaine des SI ?

Vincent-HourdequinVincent Hourdequin :  De nombreux GHT se posent encore des questions sur ce qu’il convient de faire dans le cadre de la convergence des systèmes d’information. Peu d’entre eux ont lancé les opérations nécessaires pour mener à bien cette convergence.
Je crains que les GHT ne se réveillent à la dernière minute. Pourtant, mieux vaut ne pas attendre, d’autant que de nombreuses autres évolutions réglementaires mobilisent par ailleurs les établissements.

Comment expliquez-vous ces retards ?

V.H. : Les établissements ne disposent pas forcément des moyens humains et financiers pour se lancer dans ces projets. De plus, les stratégies d’organisation des GHT – au-delà même du système d’information – ne sont pas forcément claires, ce qui rend frileux les GHT pour avancer au niveau des SI.

DSIH : Quelles réponses apportez-vous ?

V.H. : Nous disposons depuis longtemps de solutions opérationnelles pour des structures multisites, multi-organisations et multi-entités juridiques qui sont adaptées aux GHT. Parallèlement, nous mettons en place sur certains de nos outils la mutualisation d’applications entre plusieurs sites, dans le cadre de la sous-traitance de la préparation de chimiothérapies, par exemple.
La convergence peut facilement être réalisée par la mise en œuvre d’un outil unique pour l’ensemble des établissements du GHT. Elle peut aussi passer par le partage de référentiels communs sur le livret du médicament, les conditions d’achat, etc. pour des GHT dont les établissements sont soumis à des contraintes organisationnelles différentes ou dans un contexte de non-harmonisation des applications administratives dont la GEF. De tels référentiels partagés constituent une bonne étape pour se diriger progressivement vers la convergence.

DSIH : La mise en œuvre des GHT vous a-t-elle conduits à adapter vos pratiques ?

V.H. : Nous faisons évoluer nos solutions pour faciliter la gestion d’identifiants multiples pour un même patient, afin de permettre la mise en œuvre de nos outils dans les GHT qui n’auraient pas encore de solution commune de gestion d’identité des patients.
Nous faisons également évoluer des fonctionnalités déjà développées au sein de groupes de cliniques, qui avaient notamment des besoins SI analogues depuis plusieurs années, pour faciliter le paramétrage dans les GHT. Et, bien sûr, nous créons de nouvelles fonctionnalités pour répondre aux besoins des GHT.

DSIH : On parle déjà d’une transformation des GHT en établissements publics de santé de territoire. Votre positionnement en est-il remis en cause ?

V.H. : Nous avons déjà anticipé ces évolutions, et nos solutions de mutualisation installées permettront de nous acheminer plus facilement vers une telle transformation. Nos clients pourront ainsi utiliser un même outil déployé sur les différents sites d’un même établissement public de santé de territoire.