Vous êtes dans : Accueil > Actualités > >

La « foire à tout » de la télésanté

DSIH, MARDI 29 OCTOBRE 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

On trouve tout au Carrefour de la télésanté ! Comme en écho au célèbre slogan de la Samaritaine, le Club des Acteurs de la Télésanté (Catel) a réuni le 23 octobre une douzaine d’entreprises pour des démonstrations de leurs « outils de télésanté » (1). Des exemples parmi d’autres dont la variété montre bien le bouillonnement actuel d’idées et de projets, puisque l’on passait en quelques minutes de la cabine de télésanté (H4D) au H4D (Do-Pill) et à la solution d’interopérabilité (Mediconnect), sans oublier le système de géolocalisation (IIDRE) ou la salle d’attente virtuelle (Doc Zen).

 

La maturité des solutions présentées est également très diverse. La Cloudwatt-box, par exemple, est en train de voir le jour suite à la naissance du projet de cloud public français « souverain », c'est-à-dire alternatif aux offres américaines. Pour le secteur santé, la box qui propose de stocker, synchroniser et partager des fichiers à la manière de DropBox doit encore passer le cap de l’agrément des hébergeurs de données de santé. Développé au sein du groupe Welcoop (connu par sa société phare, Pharmagest), le Do-Pill en est actuellement au stade des études cliniques. Le pilulier, qui ressemble à une sorte de « calendrier de l’avent high tech » rempli par le pharmacien et fait pour avertir le patient qui aurait tendance à une mauvaise observance, est considéré comme « un nouveau dispositif médical », précise Thierry Alliotte, directeur du pôle e-santé de Pharmagest. Il souhaite donc qu’il « soit inscrit sur la LPP », liste des produits et prestations remboursables par l’assurance maladie. Encore en phase de développement pour le marché français, le logiciel Mediconnect, qui offre une interface universelle pour le traitement des données issues des prothèses cardiaques, quel que soit le constructeur du dispositif, est déjà opérationnel auprès de plus de 100 centres de rythmologie en Allemagne. De même, le système Cordiva de suivi à distance des patients insuffisants cardiaques a déjà été mis à l’épreuve par quelque 55 000 patients allemands. En France, en revanche, son évaluation démarre cette année dans le cadre de deux études, OSICAT, avec le CHU de Toulouse, et PIMPS, avec le CH René Dubos de Pontoise.

 

Le lendemain de la session de démonstrations, la rencontre du Catel s’est poursuivie sous le format plus classique de conférences.

 

A l’écoute des professionnels invités à témoigner de leur expérience en télémédecine, on note que la fascination pour la technologie qui marquait les discours ces dernières années a laissé la place à la conviction que les solutions sont avant tout dans l’organisation. Le leitmotiv de Pierre Simon, président de l’ANTEL (2) et animateur d’une des tables rondes de ce carrefour a fini par porter ses fruits.

 

(1)   http://www.carrefourtelesante.fr/index.php/conferences#23

(2)   Association nationale de télémédecine

 

DSIH/D.L.

télésanté, catel