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Télémédecine et innovation : miser sur les régions

DSIH, MARDI 19 NOVEMBRE 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le workshop ENRICH (European Network of Regions Improving CitizensHealth) est traditionnellement associé au congrès annuel de l’ANTEL, dont la 6e édition a eu lieu les 15 et 16 novembre à Paris (1). La présidente du réseau, Solange Ménival, a donc invité trois régions – Toscane, Andalousie et Pays Basque espagnol – à faire état de leurs initiatives pour le développement de la télémédecine dans le contexte des parcours de soins.

 

 

Pour la vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, ces retours d’expérience sont l’occasion de souligner que l’approche bottom up, d’un travail avec les citoyens et les professionnels pour concevoir les outils dont ils auront l’usage, constitue un postulat pour la réussite des nouvelles organisations. Elle se félicite que les ARS, en France, montent en puissance, avec des objectifs de santé publique de plus en plus clairs (« une feuille de route partagée autour de la stratégie nationale de santé ») et insiste sur le rôle dévolu au conseil régional. Chef de file du développement économique, il est capable d’impulser innovation et déploiement numérique au service de la santé. Une alliance porteuse de croissance dans la mesure où elle se traduirait par une dynamique de filières industrielles, à l’instar de la Silver Economy. « L’innovation trouve son laboratoire et sa gestation en région. C’est en région que naissent les clusters et pôles de compétitivité, que l’on peut faire émerger des organisations de proximité, la recherche sur les maladies chroniques, les outils de l’évaluation. Les ARS sont au cœur des innovations organisationnelles. En s’alliant aux conseils régionaux, elles peuvent tester les meilleurs process et produits industriels », écrivait d’ailleurs l’élue régionale début novembre sur son blog.


Elle s’irrite cependant au regard des freins qui subsistent : « Attendrons-nous d’avoir 65 millions de consentements éclairés – sous-entendu à la pratique de la télémédecine et aux dossiers partagés – pour nous mettre en route ? ». Ou encore : « Quand je rencontre les industriels en Aquitaine (NDLR : des TIC en santé), ils me disent qu’ils sont prêts… et qu’ils se développent à l’étranger ! ».


On peut effectivement être socialiste… et ronger son frein !

 

(1)    Association Nationale de Télémédecine, http://www.congres-antel.com/index.asp

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