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La e-santé, prochain sujet à l’examen pour nos médecins et infirmiers

Fabrice VEZIN, MERCREDI 20 NOVEMBRE 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Dans une récente tribune, Laurent Chambaud directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), qui forme les futurs cadres de santé et du médico-social, indiquait la nécessité d’intégrer les nouvelles technologies de santé dans la formation dispensées au futurs gestionnaires en santé.

 

 

Fabrice VezinIl semble bien que la question de la e-santé soit enfin intégrée à moyen terme, dans les cursus des futurs cadres de santé.

Mr Chambaud indique également, qu’au regard des changements que va engendrer la e-santé dans l’offre de soins en général et envers les personnes âgées notamment, il est important de former les futurs responsables des services de santé en charge de ces questions. En appuyant toutefois sur l’aspect éthique et déontologique lié à la prévention et le diagnostic.

A la lecture de cette information, on constate que l’avènement de la e-santé est en train, d’une part de modifier l’accès aux soins (au sens large) pour les patients, mais est également en train de bousculer les us et coutumes, les pratiques professionnelles du corps médical dans son ensemble.

Constat que pose la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) à l’occasion d’une émission online, diffusée en octobre, sur le thème « Systèmes d'information, échanges d'information, télémédecine : enjeux et outils dans l'exercice quotidien de l'infirmière libérale ». Posant ainsi la question de la place des infirmières libérales dans les dispositifs de télémédecine. Comment communiquer entre le médecin et le patient, pour des actes liés à la télémédecine, dans le cadre d'une téléconsultation à distance par le médecin, comment assister le patient, comment organiser une télésurveillance…

Au cours de cette émission, on apprend que les infirmiers libéraux suivent une formation  tant sur la technique que sur la sécurisation à donner au patient. Plébiscitant l’usage de tablette qui est un atout considérable, permettant aux infirmiers de demander l'expertise d'un spécialiste lorsqu'un soin de plaie pose problème, en lui transmettant notamment des images de la plaie, ou l’informant sur les antécédents traitements en cours.

Un mois plus tôt, c’était L’ANAP qui publiait un guide pour la mise en place de systèmes d’information dans le secteur médico-social. Destiné aux gestionnaires d’établissements et services médico-sociaux, ce document les aide à se familiariser avec l’univers des systèmes d’information, les différents acteurs institutionnels du secteur des SI de santé et du médico-social, les informe des bonnes pratiques en matière d’exigences métiers et techniques, de gestion de projet et moyens humains et financiers.

Mais le guide rappelle surtout l’importance de développer le partage de l’information contribuant à la mise en place d’une logique de parcours de soins des personnes prises en charge. Etape incontournable à la mutation de notre système de santé vers un développement de l’e-santé en France.

En effet, l’enjeu du partage d’information entre professionnels libéraux et avec les établissements de santé est primordial pour l’amélioration des pratiques professionnelles et la mise en commun des informations. D’ailleurs, cet aspect et la e-santé, au sens plus large, fait bien partie  de la feuille de route concernant la stratégie nationale de santé (SNS)présentée par Marisol Touraine, la ministre de la santé, en septembre dernier. Et la relance du « projet » dossier médical personnel avec le DMP 2 en est bien un signe tangible.

Alors ? Ne faudrait-il pas un vaste programme national de formation à la e-santé à destination du corps médical ? Et pourquoi ne pas envisager la création de MOOCs sur ce thème ?

le monde de la e-santé

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus : Les chroniques de Fabrice Vezin

 

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