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Sécurité informatique: qui est le plus vulnérable ?

DSIH, MARDI 07 JANVIER 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les sujets pratiquant l'informatique usuellement seraient plus souvent sujets à l'intrusion de logiciels malveillants. C'est ce qui ressort, à la surprise de beaucoup de spécialistes, d'une étude scientifique présentée en novembre 2013. Son concepteur prépare une nouvelle évaluation plus étendue afin de valider ses résultats et en comprendre les mécanismes.

 

Le développement de la e-santé et du quantified-self expose de plus en plus de personnes au piratage informatique. Bien que les applications exploitées dans ce secteur présentent, pour la plupart, des protections garantissant un niveau de sécurité satisfaisant, l'utilisation qui en est faite par des personnes inexpérimentées peuvent conduire à des intrusions virales.

 

Les usagers habituels de l’informatique plus souvent sujets aux virus

A l'occasion de l'ACM Conference on Computer and Communications Security (CCS), qui s'est tenue à Berlin du 4 au 8 novembre 2013, une étude portant sur l'influence des comportements humains quant à la sécurisation des logiciels a été présentée par le Pr José Fernandez, du Département de Génie Informatique et Génie Logiciel de l’École Polytechnique de Montréal.

Lors de cette expérience, 38% des personnes cibles ont été infectés par des logiciels malveillants. Bien que leurs systèmes étaient tous préalablement protégés par un antivirus commun et mis à jour, il est apparu que 20% d'entre elles ont été infectées. On pourrait penser que ces dernières étaient novices dans le maniement des applications électroniques, mais il n'en est rien, car les utilisateurs à risque se sont révélés êtres ceux qui sont le plus à l'aise avec les TIC.

 

Une étude à plus grande échelle prévue pour valider les premiers résultats

Cette étude, qui s'est déroulée durant quatre mois sur 50 personnes de tous niveaux, selon le modèle des essais cliniques en vigueur pour les recherches médicales, semble contredire certains spécialistes proposant d'instaurer des pré-requis aux utilisateurs de solutions informatiques avancées. Le Pr Fernandez admet cependant qu'un panel plus important et plus diversifié doit être étudié pour valider ces premiers résultats et pouvoir y trouver des causes cohérentes. Il prépare déjà une seconde phase de recherche incluant plusieurs centaines d'utilisateurs sur une période plus longue.

 

B.B

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