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Plan cancer : coordination ville-hôpital et échange d’informations

Damien Dubois, MARDI 25 FéVRIER 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

L’évolution de l’organisation des soins en cancérologie est marquée par un éloignement progressif de l’hôpital. L’amélioration de la coordination avec la ville est plus que jamais essentielle et passe notamment par le Dossier Communicant de Cancérologie (DCC). Les critiques du rapport du Pr Jean-Paul Vernant sur son état d’avancement étaient sévères. Jugé inégal et défaillant, il ne répondrait pas aux besoins des cliniciens et manquerait de coordination. Le plan cancer prévoit de le renforcer en gardant l’objectif de généralisation pour 2015[1].


Déployer et intégrer les différents supports d’information

Le DCC est au cœur de la mesure visant à « améliorer la coordination ville-hôpital et les échanges d’informations entre les professionnels ». Elle associe de manière ambitieuse la généralisation du DCC à celle de l’informatisation des processus de soins et à l’amélioration du partage sécurisé des informations entre professionnels ; tout en relançant le déploiement du dossier médical personnel et des messageries sécurisées en santé sur l’ensemble du territoire.


L’objectif, à terme, est d’intégrer les programmes personnalisés de soins et de l’après‐cancer dans le DCC pour former un arsenal opérationnel de la prise en charge dans une logique de parcours. A cette fin, un carnet de suivi partagé avec le patient sera expérimenté.

 

Télémédecine et parcours de soins en ambulatoire

Cette mesure prévoit également le développement de la télémédecine. L’objectif est de garantir les conditions de réalisation de la télé-expertise pour les cas complexes et rares dans tous les établissements autorisés. Un soutien sera apporté aux établissements dans le développement de la télésurveillance médicale notamment pour l’interprétation à distance des paramètres médicaux avant les cures de chimiothérapies et au cours de la surveillance. La téléconsultation sera également développée pour les patients habitant à distance, par exemple en outre-mer, afin notamment de faciliter la détection précoce des effets secondaires des thérapies ciblées. 


Enfin, des supports d’information sur les différentes étapes de la prise en charge clinique par type de cancer en tenant compte des moments clés de l’articulation ville‐hôpital seront produit pour améliorer le suivi des soins en ambulatoire. L’enjeu sera d’améliorer leur diffusion nationale afin qu’ils soient utilisés par les médecins traitants  grâce à des outils interactifs ou leur intégration dans les logiciels métiers).


Les objectifs des opérateurs, en premier lieu l’Institut National du Cancer, sont ambitieux. Les acteurs de terrain avec en première ligne les réseaux de cancérologie et les responsables des systèmes d’information seront mobilisés. Ils seront d’ailleurs vigilants sur la façon dont cette mesure sera mise en musique pour ne pas répéter les erreurs du passé.

 


[1] Voir « Relance du DCC, qu’est ce qui change », page 26, DSIH, Janvier 2014

cancer, cancérologie, dcc, national