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FIDES : les établissements de santé seront-ils prêts en 2013 ?

DSIH, publié dans le DSIH N°7 - Septembre 2012

L’hôpital investit des moyens humains, matériels et financiers pour se préparer à l’échéance 2013. Comment les futurs utilisateurs vivent-ils cette évolution imposée par le projet FIDES ? Entretien avec Émilie Opportune, adjoint des cadres à la Direction des Affaires Financières (DAF) du CH du Mans.

Emilie Opportune

DSIH : Comment se prépare l’établissement à cette échéance ?

Émilie Opportune : Au démarrage, les soignants ne se sentaient pas impliqués dans ce processus imposé. Ils ont aujourd’hui compris leur rôle dans la bonne santé de la trésorerie de l’établissement. Au Mans, nous avons bâti un « projet de services » réorganisation du service facturation basée sur la sécurisation des admissions au CH afin de réduire les délais de facturation et les rejets qui s’inscrit également dans le « projet recettes » de notre établissement. Le but de celui-ci est le retour à l’équilibre et la sécurisation des finances de l’établissement, notamment en stabilisant les résultats annuels et en augmentant la capacité d’autofinancement, comme ce fut le cas en 2011. Dans le cadre de la réorganisation du service, nous avons réétudié tous les postes d’admission et de gestion de la facturation pour les rendre plus efficients car nous devons intégrer FIDES à effectif constant.

S’agissant du matériel, des investissements ont été faits sur le parc informatique. Nous avons également un « projet de réaménagement » pour créer une borne d’accueil, d’admission et de sortie centralisée afin de rendre plus efficient le parcours patient. Nous avons, par ailleurs, un plan de formation interne au service qui passe par le transfert de compétences sur les facturations spécifiques des ACE et des séjours, sur les rejets séjours de l’Assurance maladie et les rejets de la télétransmission B2 entre nos professionnels de la facturation pour atteindre la polycompétence nécessaire à FIDES. Les formations externes portent sur l’utilisation de notre logiciel grilles de saisie, paramétrages,  mode opératoire de facturation, refacturation et sont assurées par le SIR Poitou Charentes. Celui-ci organise régulièrement des journées d’information sur les évolutions du logiciel. Celle de décembre 2011 était axée sur les améliorations apportées par les futures versions qui nous permettront de résoudre certaines problématiques. Le 15 mars dernier, le séminaire FIDES reprenait tous les prérequis et expliquait « l’après-FIDES ». Quant au développeur du logiciel, il propose notamment une web formation sur les flux B2 et les rejets associés HRB2.

DSIH : Quelles sont les principales problématiques rencontrées ? Et quels sont les outils mis en place pour y remédier ?

É. O. : Aujourd’hui, sont envoyés en télétransmission B2 environ 5 % de nos factures ACE et Séjours. Nous avons en moyenne 5 % de rejet sur ces envois. En 2013, nous devrons envoyer 100 % de nos factures ACE et nous sommes très inquiets sur le volume des rejets que nous devrons traiter. Pour nous aider dans notre travail d’amélioration sur ce point, nous disposons du logiciel de traitement HRB2, de formations externes et internes, des rencontres avec la CPAM de la Sarthe, qui deviendra notre Caisse de Paiement Unique CPU. Des instances ont été créées : le Groupe de Coordination Local GCL pour superviser et aider le lancement du projet et le Comité de Concertation Local CCL pour arbitrer les problématiques soulevées par le GCL.

DSIH : Quels pourraient être, selon vous, les axes d'améliorations possibles ?

É. O. : Dans le cadre de notre « projet de services », nous avons cerné les améliorations nécessaires pour conserver une bonne santé financière. Nous travaillons, notamment en concertation avec le corps médical, sur l’aspect codage, qui se doit d’être réalisé en temps réel afin de pouvoir facturer et encaisser le plus rapidement possible pour sécuriser la trésorerie de l’hôpital, car sans facturation, pas de trésorerie. Un autre axe d’amélioration possible pour notre trésorerie serait de réactiver les régies d’activité publique.

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