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La préparation de l’expérimentation FIDES soulève de nouveaux points critiques

Dominique Lehalle, publié dans le DSIH N°7 - Septembre 2012

Les établissements pilotes ont mis en lumière des difficultés jusque-là pressenties sans être précisément mesurées. Explications avec le témoignage du centre hospitalier de Niort.

FIDES

Relancé il y a un an, le projet FIDES (de facturation individuelle des établissements de santé) embarque 55 établissements expérimentateurs qui contribuent à évaluer la faisabilité technique et les impacts organisationnels d’un chantier qui consiste à passer, en quelques années, de 10 000 factures annuelles environ à plus de 60 millions. La première phase dite « à blanc » était programmée pour ce mois d’avril. Mais les préparatifs ont mis à jour quelques points critiques, soulevés à l’occasion d’une réunion du groupe FIDES au ministère début février dernier. Résultat : moins d’une dizaine d’hôpitaux seraient aujourd’hui suffisamment à maturité pour démarrer.

« Le ministère a réalisé, sur la base des établissements expérimentateurs, une cartographie des logiciels impactés par le projet au-delà de la seule facturation, explique Elodie Couaillier, directrice des Finances et du SI au CH de Niort, afin de dresser l’état des lieux des échanges d’information qui sont automatisés. Elle a confirmé ce que l’on pressentait : un très grand nombre de données nécessite des corrections manuelles, par exemple pour rapprocher la molécule ou le dispositif médical du séjour. C’est impensable que le département d’information médicale continue à reprendre tout cela à la main en facturation au fil de l’eau ! » Cette cartographie a en tout cas permis à la Mission FIDES de lister tous les fournisseurs concernés, côté logiciels métiers notamment, afin de les engager à travailler sur les interfaces nécessaires. »

Les établissements pilotes ont également mis en lumière les difficultés de validation des factures avant transmission. « Il va falloir compter avec un nouveau métier, de « valideur », qui va s’assurer de la complétude à la fois administrative et médicale de la facture, souligne Elodie Couiallier. Et il devra s’appuyer sur des tableaux de pilotage ad hoc ». Le Centre hospitalier de Niort est par exemple, dans cet objectif, en cours de test du Moniteur T2A fourni par McKesson.
Côté facturation des actes externes, les éditeurs sont entrés dans le processus de certification par le CNDA. La plupart pourraient être prêts dans les deux mois. Mais la publication du décret permettant la bascule en temps réel des premiers établissements ne serait, de toute façon, prévue qu’à fin avril.

Au CH de Niort, Elodie Couaillier a d’ores et déjà prévu que son entrée dans l’expérimentation ne se ferait pas avant septembre. D’autant que l’établissement est tout juste passé sous le seuil de 10% de rejet des factures, principal indicateur conditionnant le démarrage des tests.

« Cela nous laissera le temps de stabiliser ce taux de rejet, et surtout de vérifier que l’installation, en cours, des bornes de mise à jour des cartes Vitale commence à produire ses effets sur la qualité du recueil des informations d’identité ». Dans l’intervalle, la formation des secrétariats médicaux qui réalisent un accueil décentralisé des consultations doit se poursuivre.
Par Dominique Lehalle

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