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Alerte sur l’hébergement de données

DSIH, DL, LUNDI 13 AVRIL 2015 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les hébergeurs de données français réagissent vivement au projet de loi sur le renseignement qui doit être débattu à l’Assemblée nationale le 13 avril.

Le texte pose en effet les bases d’une surveillance de masse de la population via, entre autres, comme le souligne un communiqué des principaux hébergeurs français, « une captation en temps réel des données de connexion et la mise en place de « boîtes noires » aux contours flous dans leurs infrastructures ».

Ce projet a été contesté dès le départ, mais sans que le gouvernement ne l’infléchisse pour autant. C’est pourquoi les sociétés d’hébergement ont décidé de passer à la menace en avertissant qu’ils n’auraient plus qu’à quitter la France si la loi était votée en l’état. « Reims, Rennes, Roubaix, Paris, Brest, Toulouse, Rodez, Figeac, Grenoble, Montceau les Mines, Strasbourg et Gravelines sont autant de villes où nous supprimerons des emplois au lieu d’en créer des centaines dans les années qui viennent », préviennent les signataires (1) parmi lesquels on trouve l’association des hébergeurs agréés de données de santé (AFHADS).

Arguments : les hébergeurs sont devenus « des acteurs centraux de l’économie numérique », « il n’y a ni FrenchTech, ni plans industriels numériques sans hébergeurs ». En outre, la France accueille – jusqu’ici – des clients du monde entier qui la choisissent car elle est réputée protéger les données, au contraire de certains concurrents du pays du Patriot Act. En s’adressant directement au Premier ministre (2) et aux députés afin de leur rappeler leur poids économique, les sociétés d’hébergement auront-elles trouvé la corde sensible ?

(1)  AFHADS, Gandi, IDS, Ikoula, Lomaco, Online et OVH

(2)  La lettre à Manuel Valls : http://www.ovh.com/fr/news/articles/a1743.le-gouvernement-veut-il-contraindre-les-hebergeurs-internet-a-l-exil 

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