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Hôpital numérique ? Connais pas !

DSIH, DL, MARDI 21 AVRIL 2015 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

La e-santé, c’est encore une affaire de professionnels aux yeux des Français, comme en attestent les résultats du baromètre santé annuel de Deloitte.

La notoriété des programmes de e-santé dans le grand public n’a pas évolué en un an. Sondés comme l’an passé par l’IFOP pour Deloitte (1), une minorité de Français a déjà entendu parler du programme Hôpital numérique (10%) ou des projets de Territoires de soins numériques (8%). Ils sont à peine plus nombreux (24%) à savoir que les pouvoirs publics ont développé des actions en faveur du déploiement de la télémédecine. Ces proportions étaient sensiblement identiques dans le contexte du baromètre 2014 (2). 
Du coup, il n’est pas étonnant que plus de 50% des personnes interrogées estiment que la France est en retard en la matière. Commentant ces résultats, Michel Sebbane, Associé Conseil Secteur Public chez Deloitte, note une remarquable stabilité d’une année sur l’autre. Les attentes des Français restent identiques, le premier bénéfice de la e-santé résidant, à leurs yeux, dans l'amélioration de la coordination des professionnels de santé (81%). Mais ils se montrent eux-mêmes encore réservés vis-à-vis des outils à leur disposition. Bref, la e-santé, c’est encore une affaire de professionnels !

Les jeunes prêts à payer pour les apps santé

Le baromètre 2015 apporte en revanche un nouvel éclairage sur la perception des applications mobiles par leurs utilisateurs potentiels, et plus précisément par les jeunes de moins de 24 ans. Parmi ces derniers, près d’un sur cinq se dit en effet prêt à acheter une appli. On observe, globalement, que l’intérêt pour les solutions mobiles croit avec leur caractère médical. Quand seulement 54% des Français se montrent intéressés par « un coach électronique » pour leurs activités sportives, la proportion atteint au moins 80% quand il s’agit d’applications d’analyse de paramètres médicaux et elle dépasse les 85% pour les applications de suivi médical (aide au suivi de malades chroniques par exemple).

(1) Enquête auprès d’un échantillon de 2000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne du 20 au 26 mars 2015. L’étude complète : http://www.deloitte-france.fr/documents/deloitte_barometre-sante-2015_presentation-ifop_avr-2015.pdf 

(2) Dont les développements sont publiés par DSIH Magazine, mai 2014, pages 40 à 44.

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