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Quelle stratégie pour une ambition numérique ?

DSIH, DL, LUNDI 22 JUIN 2015 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Pas de bouleversement, au chapitre santé, à l’annonce de la Stratégie numérique par Manuel Valls, le 18 juin. Elle reprend simplement les objectifs du plan « médecine du futur », présenté par Emmanuel Macron il y a un mois.

A l’occasion de la remise du rapport « Ambition numérique » - et de ses 70 propositions concoctées par le Conseil national du numérique-, le Premier ministre a présenté, le 18 juin, les grandes lignes d’une stratégie numérique pour la France (1). Elle se construit sur quatre grands principes - liberté d'innover, égalité des droits, fraternité pour une République numérique inclusive et exemplarité de l’État - qui guident la rédaction du projet de loi République numérique. La première version de ce texte sera très prochainement mise en ligne pour contributions, a indiqué Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique.

Une triple innovation, pour Marisol Touraine
Manuel Valls s’était entouré de plusieurs ministres afin de détailler les 14 mesures emblématiques qui composent le plan d’actions annoncé par la stratégie numérique. Marisol Touraine en a profité pour souligner que, par bien des aspects, la santé numérique dépasse la seule dimension technologique.  Le numérique en santé représente, à ses yeux, une triple innovation, « à la fois organisationnelle, scientifique et démocratique ». La ministre de la Santé a d’ailleurs rappelé que l’accès à l’information et le renforcement des droits des usagers constituent un fil conducteur de la Stratégie nationale de santé. Pas de bouleversement en tout cas à l’annonce de cette stratégie numérique qui reprend simplement, au chapitre santé, les objectifs du plan « médecine du futur », présenté par Emmanuel Macron il y a un mois, et qui fusionne les trois axes – numérique, dispositifs médicaux, biothérapies – des « anciens » programmes Nouvelle France Industrielle. Ses pilotes (André Syrota, ancien directeur général de l’INSERM et d’AVIESAN, et Olivier Charmeil, Sanofi) sont chargés de lancer le plan à l’automne prochain et d’élaborer une feuille de route pour trois ans. Le calendrier d’actions publié sur le site du gouvernement prévoit, en outre, la présentation d’une stratégie e-santé à la fin de l’année. Au menu : big data, objets connectés, télémédecine, infrastructures et outils numériques des professionnels.

(1)  http://www.gouvernement.fr/ambitionnumerique-le-gouvernement-a-pris-la-pleine-mesure-du-defi-numerique-et-il-entend-bien-le-2410 

numérique, médecine