Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé >

Territoires de soins numériques : satisfecit et vigilance

DSIH,@lehalle, MERCREDI 07 DéCEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Affluence record ce 6 décembre dans l’amphithéâtre Pierre Laroque du ministère de la Santé pour la journée de partage d’expériences avec les acteurs des 5 Territoires de soins numériques (TSN) conviés à un bilan de deux ans. Il est vrai que le programme TSN, composante des Investissements d’avenir, est suivi avec d’autant plus d’attention, partout en France, que 18 régions (avant les fusions) y avaient candidaté et que les résultats attendus devront être « exportables ».

F-Jolivaldt- DGOS

Des prototypes

Ces projets donnent en effet lieu à des « prototypes », et non pas une simple expérimentation, comme a tenu à le rappeler Franck Jolivaldt (photo ci-contre), chef du bureau Systèmes d’information des acteurs de l’offre de soins, qui pilote le programme à la DGOS[1]. Les motifs de satisfaction ne manquent apparemment pas au bout de deux ans. Franck Jolivaldt a ainsi souligné une « belle réussite » compte tenu des « délais extrêmement contraints », tout en se félicitant de « la co construction, qui est réelle dans les TSN », du fait que les parcours patients « dépassent largement le cadre sanitaire », et de l’appui des industriels « qui ont joué le jeu » et fait preuve de réactivité.

Défi : l’interopérabilité

« Il y a encore du boulot », prévient cependant le chef du bureau pour qui le défi sera gagné quand les services numériques développés pour ces projets seront utilisés par les professionnels « au travers des outils de tous les jours ». Une préoccupation partagée comme l’a montré une table ronde réunissant DGOS, FEIMA[2] et ASIP Santé, avec les porteurs de programmes TSN en Ile-de-France et dans l’Océan Indien, autour des problématiques d’intégration et d’interopérabilité. L’Ile-de-France est territoire pilote pour ce qui concerne l’intégration des résultats de biologie tandis que l’Océan Indien l’est en matière d’identitovigilance. Une première étape est seulement en train de se terminer, a pu témoigner Eric Lepage, directeur du Pôle Système d'information à l’ARS Ile-de-France, soulignant au passage l’implication de la FEIMA : elle permettra prochainement aux médecins de récupérer les résultats de laboratoires sur la plateforme Terr-eSanté ou dans leur propre outil, et de les comparer dans le temps.

PTA : le beau rôle

Les plateformes logicielles de chaque territoire faisaient l’objet de démonstrations dans le hall du ministère et la dimension numérique des projets TSN était bien présente dans ce bilan, mais il faut reconnaître que le volet organisationnel du programme a tenu le premier rôle. Initié il y a plus de deux ans, TSN s’est en quelque sorte fait « rattraper », depuis, par la loi de modernisation du système de santé, et tout particulièrement son article 74 qui plante le décor (réglementaire) des plateformes territoriales d’appui (PTA). Le retour d’expériences a donc largement porté sur ces nouvelles organisations dédiées à la coordination des prises en charge complexes dont il faut retenir qu’elles ne se résument pas à un modèle unique mais se construisent en fonction des atouts et de l’histoire des territoires. Si les PTA se révèlent effectivement opérationnelles dans les 5 TSN, reste maintenant à développer un travail d’information et d’accompagnement pour les insérer au mieux dans le paysage.

Pour en savoir plus sur chaque projet, dsih.fr vous a proposé un arrêt sur image dans chaque territoire entre début septembre 2016 et début octobre. http://www.dsih.fr/article/2108/ou-en-sont-les-territoires-de-soins-numeriques-volet-1-eticss.html 

[1] Direction générale de l’offre de soins

[2] Fédération des Editeurs d'Informatique Médicale et Paramédicale Ambulatoire

interopérabilité, territoires de soins numériques, dgos, dsih