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Les territoires de santé de demain avec Docaposte

DSIH, Damien Dubois, MARDI 29 OCTOBRE 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le projet « Strasbourg : Territoire de santé de demain », lauréat de l’appel à projets « Territoires d’innovation », dont les résultats ont été annoncés en septembre par le Premier ministre, a été présenté lors du forum de l’IOT, organisé par l’Acsel, ce 24 octobre à Paris, lors d’une table ronde (1) sur le déploiement de l’e-santé en territoire à large échelle, en zone médicale dense tout comme dans les déserts médicaux.    

Berengere-Ray

Interview de Bérengère Ray, directrice business développement santé de Docaposte

Pourquoi La Poste s’est-elle associée à ce projet strasbourgeois ?

Docaposte est partenaire du projet « Territoire de santé de demain » porté par la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, lauréat de l’appel à projets « territoires d’innovation », dont les résultats ont été annoncés le 13 septembre par Édouard Philippe. Sur les 24 dossiers lauréats, deux relèvent du domaine de la santé, dont celui de Strasbourg.

Le groupe La Poste a choisi de faire de la santé l’un de ses axes stratégiques. Nous nous sommes positionnés en tant que partenaires de ce projet en raison de ses nombreux atouts. Comme l’indiquent les acteurs du Grand-Est, la région s’imposait déjà comme un territoire d’excellence qui avait la volonté d’accélérer l’innovation et de la mettre à la disposition du plus grand nombre. Cette approche est en cohérence avec notre dynamique, avec ce que La Poste représente.

Quelle est votre implication ?

Nos ambitions sont de trois ordres. Tout d’abord, nous apportons au projet toute la valeur de confiance du groupe, notre ADN historique qui se base sur le serment des postiers. Nous l’avons retranscrit dans le domaine du numérique et l’apportons à cette plate-forme d’innovation, socle du projet de « Territoire de santé ». Nous apportons dans le même temps à ce socle sécuritaire, légal et éthique les fondamentaux du numérique.

Nous voulons également trouver le bon modèle économique, pour nous engager dans un télésuivi efficace et pérenne au domicile des patients. Dans ce cadre, le groupe est investisseur du projet et apporte un appui industriel et financier. Nous allons poser différents modèles et les évaluer dans le cadre de ce projet.

Le troisième volet tient à la volonté que les services d’e-santé ne restent pas concentrés dans les grandes métropoles, mais soient accessibles partout. Cette approche fera de « Territoire de santé »un projet de rupture, avec un déploiement industriel à large échelle.

Quels sont les facteurs-clés de la réussite de ce déploiement ?

Le premier est de s’appuyer sur une plate-forme numérique d’innovation ouverte, neutre, respectant les règles sécuritaires et légales, mais surtout qui ne reste pas centrée sur un modèle éditeur. La volonté, fidèle au cahier des charges, est d’être opérateur d’une plate-forme intégrée, interfacée avec les écosystèmes environnants. Elle a vocation à être un accélérateur d’innovation.

Le deuxième point consiste justement à réunir toutes les parties prenantes de l’univers médical – IHU, CHU… – ainsi que de la sphère d’innovation, institutionnelle et industrielle. Le moteur du projet est d’obtenir des modèles convergents et innovants qui intègrent tout cet écosystème pour trouver le modèle de demain.

Nous avons démarré sur de petits univers avec des outils patients relatifs à la postchirurgie bariatrique ou à la dénutrition des personnes âgées. Les moyens apportés par l’État vont permettre d’accélérer le déploiement. Nous avons en effet de grandes ambitions en termes de timing, notamment en souhaitant proposer des services pour les start-up dès la fin de l’année.

Comment le projet s’inscrit-il dans la stratégie Santé de Docaposte ?

Le groupe est présent depuis peu dans le domaine de la santé. Nous avons fait le choix de partenaires d’envergure, comme Elsan, qui regroupe 120 cliniques. Nous avons été retenus pour être porteurs de la digitalisation de leur relation patients.

Le projet de Strasbourg est le premier à assumer cette forte dimension territoriale, qui entre parfaitement dans les gènes de La Poste avec son maillage territorial.


L’Eurométropole de Strasbourg et ses partenaires ruraux voisins souhaitent développer un modèle de démarche territoriale de santé intégrée pour :

  • Mobiliser et outiller les citoyens afin de leur permettre d’agir sur leurs déterminants de santé ;
  • Déployer des services adaptables à l’échelle régionale, puis nationale ;
  • Systématiser la prévention de certaines pathologies via l’alimentation, l’activité physique, l’environnement, les conditions de travail, les rythmes de vie et la maîtrise du capital santé des habitants du territoire ;
  • Accélérer les innovations technologiques en faveur de la santé avec des actions de prévention en fonction des besoins locaux : accès en temps réel aux données, télémédecine, mais aussi déploiement de l’e-santé ;

Mettre en place une plateforme régionale numérique permettant de développer des services innovants liés aux usages des ci


(1) Table ronde à laquelle participaient notamment Gaston Steiner, directeur délégué e-santé de l’IHU-Strasbourg et président du directoire de PRIeSM (Plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée),
Rémy Bañuls, directeur du développement économique et de l’attractivité de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg (Plateforme régionale d’Innovation en e-santé Mutualisée), et Bérengère Ray, directrice Business Développement Santé de Docaposte.

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