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Vers un écosystème d’excellence pour l’IA

16 juin 2020 - 10:36,
Actualité - DSIH, Damien Dubois
L’utilisation du numérique, notamment en santé, s’est fortement accélérée pendant la crise du Covid-19, particulièrement en matière d’intelligence artificielle. Pour que l’Europe se saisisse de cette opportunité, France digitale, qui réunit start-up et investisseurs, émet 25 recommandations de soutien et d’encadrement du développement de l’IA.

Après avoir proposé mi-mai un « plan de redirection » pour pousser les décideurs politiques et les géants du CAC 40 à adopter un vaste plan de réarmement technologique, l’association France digitale a publié, début juin,  et renforcer la position européenne en la matière.

 

Rebondir après la crise grâce à l’IA

Pour France digitale, la crise du Covid-19 aura mis en lumière l’importance stratégique des technologies d’intelligence artificielle et du partage de la donnée entre acteurs pour s’armer face aux géants américains et chinois. D’un autre côté, la crise a également permis de lever certains freins. Dans l’urgence, des coopérations inédites ont pu se mettre en place, notamment entre hôpitaux et start-up, acteurs privés et autorités publiques. De plus, de nombreuses initiatives ont vu le jour en un temps record grâce à l’IA : recherche de traitement, diagnostic à partir de radiographies aux rayons X des poumons, prévision de l’épidémie…
La Task Force IA et Data de France digitale, qui a formulé ces 25 recommandations, réunit plus de 40 start-up représentant la diversité de l’écosystème européen, dans les secteurs de la santé, du transport et des ressources humaines. Son objectif est de soutenir l’innovation et le développement de l’IA, tout en réglementant les risques associés. L’ambition est claire : « Garantir la souveraineté européenne et permettre l’émergence de champions tech sur le continent. » 

Encourager les start-up européennes

Pour France digitale, nous sommes entrés dans un monde où le financement s’est raréfié et où l’éthique des solutions proposées sera scrutée. En réaction, les start-up de l’IA et des données doivent contribuer aux discussions de la Commission européenne sur le cadre réglementaire afin d’être pertinentes. Les recommandations de l’association sont ainsi un encouragement pour les start-up européennes afin qu’elles puissent bénéficier de meilleurs accès, mais aussi d’un partage et de conditions d’utilisation optimisés de la data.

Elles s’organisent en trois axes :

  • Construire un écosystème d’excellence… dans un contexte de crise : en accroissant le financement des start-up innovantes, en renforçant les partenariats entre les start-up et les secteurs public et privé et en palliant la pénurie de talent dans l’IA avec un plan européen d’éducation au numérique ;
  • Faire émerger un écosystème de l’IA de confiance : en prévoyant un dispositif d’expérimentations dans le domaine de l’IA qui précise, en concertation avec les start-up, les utilisations d’IA jugées à haut risque et en encourageant une IA verte au service de la transition écologique ;
  • S’orienter vers une stratégie européenne en matière de données : avec une meilleure gouvernance des données, une harmonisation de l’accès aux données et un encouragement à la libre concurrence et à l’innovation dans le Cloud en évitant les effets de lock in pour les start-up.

Accompagner l’émergence des futurs champions du numérique

Créée en 2012, à la suite du mouvement des Pigeons, l’association France digitale regroupe des start-up européennes et plus de 1 500 entrepreneurs et investisseurs du numérique français dont l’objectif est de permettre l’émergence des futurs champions européens du numérique.

Ils se basent sur un triple constat. Tout d’abord, l’hypercroissance ne peut plus être la seule raison d’être des entreprises. De plus, la Silicon Valley n’est plus le centre du monde, et l’Europe peut et doit jouer collectif. Enfin, pour les fondateurs de France digitale, les valeurs de nos start-up ainsi que leur impact positif sur la société et l’environnement sont un atout pour attirer les talents du monde entier. Leur ambition est de faire émerger un contexte réglementaire favorable à l’écosystème, notamment auprès des acteurs publics, en levant des fonds et en optimisant les processus de recrutement, de formation et de réseau.

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