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La stratégie Télémédecine des sommets alpins

DSIH, Damien Dubois, LUNDI 27 JUILLET 2020 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le GHT Alpes-du-Sud a présenté sa stratégie Télémédecine destinée à améliorer la prise en charge médicale et médico-sociale des populations d’un territoire montagneux à faible densité.

Le territoire couvert par le GHT Alpes-du-Sud correspond à un bassin de vie de 140 000 habitants, à faible densité de population, essentiellement montagneux, avec des temps d’accès aux pôles hospitaliers importants et une activité touristique pouvant « saturer » par pics saisonniers les structures de soins locales. Face à ce constat, le GHT s’est investi dans la télémédecine avec une dizaine de projets menés depuis quelques années.

Définition d’une stratégie « GHT 3.0 Alpes-du-Sud »

Cette année, le GHT Alpes-du-Sud a lancé, avec le groupe AG2R La Mondiale, une étude pour définir son schéma directeur territorial de télémédecine. Conduite par Catel, elle a abouti à état des lieux et à un diagnostic des services de télémédecine déjà lancés ainsi qu’à un plan d’actions adapté à la mise en œuvre du schéma directeur territorial de télémédecine, abordé sous l’angle de la télématique afin de définir une réelle stratégie adaptée aux enjeux du groupement.

Ce plan d’actions émane de la formalisation du besoin médical et organisationnel associée à l’identification des enjeux en termes d’IT mais aussi économiques et juridiques. La stratégie GHT 3.0 Alpes-du-Sud traduit une « volonté de transformation progressive de [l’]offre de soins » ; une transformation qui impactera le personnel de santé travaillant pour ou avec le GHT Alpes-du-Sud.

Des cibles prioritaires

Ce programme s’orientera en priorité vers les publics fragiles :

  • les aînés, notamment en Ehpad ;
  • les patients atteints de pathologies cardiaques ;
  • les patients touchés par une maladie chronique ;
  • les patients pris en charge par les urgences médicales.

Le GHT s’est fixé une série d’objectifs précis, comme une diminution de 15 % du nombre d’hospitalisations évitables pour les résidents d’Ehpad d’ici à 2022 ou encore la réduction du nombre des transports et des coûts afférents de 15 % pour la même période.

Le renforcement des coopérations directes en télémédecine entre établissements hospitaliers du GHT ou via des établissements extérieurs est également un enjeu majeur pour aboutir à une mutualisation des ressources, notamment dans le cadre des situations d’urgence, à un partage d’expertises peu disponibles sur le territoire et à une continuité de soins pour les populations les plus fragiles.

Un plan de 23 actions-clés

Le GHT se base sur les projets déjà en cours en télé-AVC, en téléradiologie, en télédermatologie ou en gériatrie. Les filières de soins les plus concernées sont la médecine avec les urgences et soins critiques, suivies de la gériatrie, la chirurgie, l’imagerie et la prise en charge mère-enfant. La psychiatrie n’est pour l’instant pas concernée.

Le plan comprend 23 actions-clés organisationnelles, économiques, techniques, juridiques et en conduite du changement. Le plan d’actions se base sur une triple logique de cohérence, pour s’intégrer dans les orientations du projet médical partagé du GHT, de frugalité, pour favoriser la mutualisation des ressources, et d’adhésion, pour encourager les usages. Le comité Télémédecine du GHT suivra et évaluera sa mise en œuvre. En effet, les facteurs-clés de son déploiement et de sa pérennisation reposent sur les indicateurs d’évaluation, l’organisation de la gouvernance, mais aussi l’accompagnement au changement en lien étroit avec les professionnels et les établissements de santé du GHT. Ainsi, une section d’information sur cette stratégie Télémédecine est ouverte sur www.ghtalpesdusud.fr, avec une approche pédagogique.

télémédecine, urgences, hospitaliers, schéma directeur