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Crise sanitaire et santé numérique en Nouvelle-Aquitaine

DSIH, MERCREDI 02 DéCEMBRE 2020 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

« La crise a mis en lumière le fort intérêt du levier numérique pour les situations sanitaires contraintes. » C’est le constat dressé, huit mois après le début de la crise sanitaire, par le GIP ESEA, opérateur préférentiel de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. Au-delà de, de la nécessaire continuité de service pour ses 50 000 utilisateurs habituels, l’enjeu a été d’accompagner et de rendre rapidement opérationnels de nouveaux utilisateurs intéressés par des usages spécifiques à la gestion de la pandémie. 

Forte augmentation de la demande et de l’activité

Durant le confinement du printemps, le GIP ESEA a fait face à de nombreuses demandes, traitées grâce à la mise en place d’une cellule de crise ESEA COVID-19, toujours accessible aujourd’hui.
L’« Assistance aux Utilisateurs » a réceptionné 1 349 appels sur les 8 semaines de confinement. Pour le seul mois de mars, cela représente une augmentation de 33% par rapport au mois précédent.
« Entre le 16 mars et le 8 juin, les équipes ont mené 8 227 actions d’accompagnement dont 2 705 directement liées à la situation sanitaire. 45% d’entre elles concernaient de nouvelles demandes : premiers contacts et activités de démarrage » confirme le GIP. « Les services les plus sollicités ont été l’outil e-parcours Paaco-Globule (57% des actions référencées), la télémédecine, la messagerie sécurisée et le service de conciergerie pour les visio-conférences. Les infirmiers (35%) et les médecins (29%) ont été les professionnels libéraux les plus demandeurs ; côté structures, il s’agissait des EHPAD » détaille-t-il.                   

Télémédecine

La télémédecine a suscité beaucoup d’intérêt de la part des professionnels. « En juin, 75% des médecins de Nouvelle Aquitaine pratiquaient ainsi la télémédecine contre 8% avant la crise » constate l’institution. « Plus de 50% des EHPAD ont pu bénéficier de téléconsultations pour leurs résidents. En 2 mois et demi, plus de 665 000 téléconsultations ont ainsi été réalisées dans la région. »

Webconférences

Le GIP ESEA a également organisé près de 2 000 réunions en avril et un peu plus de 1 700 en mai, accueillant jusqu’à 260 personnes en même temps. Une opportunité pour les professionnels de garder le contact et de s’organiser collectivement pour la prise en charge de leurs patients.

Aujourd’hui, ces chantiers continuent et sont renforcés autour des axes suivants :

> L’appui à l’organisation des sorties d’hospitalisation

Les collaborateurs du GIP ESEA mènent de nombreuses actions d’accompagnement aux usages de l’outil E-parcours Paaco-Globule comme de la messagerie sécurisée afin d’accroître les transmissions sécurisées. 

> L’accompagnement du secteur social et médico-social, toujours une priorité

Pour les structures non équipées, le GIP ESEA propose des solutions souples et rapides à mettre en place pour répondre à l’urgence actuelle.
La plateforme web à destination des établissements sociaux et médico-sociaux lancée en avril, sous l’impulsion de l’ARS, fédère désormais 1 762 utilisateurs : 971 EHPAD et 580 structures du handicap, qui ont ainsi la possibilité de déclarer leur organisation selon leur situation Covid et d’accéder à des référentiels de bonnes pratiques.

Cette période difficile pour tous aura mis en exergue le numérique comme un atout de taille pour les acteurs de santé. Le GIP ESEA capitalise sur ces mois passés pour accompagner toujours mieux les professionnels néo-aquitains engagés dans la lutte contre la pandémie. Il les assure, ainsi que l’ARS, « de sa grande mobilisation et de son engagement dans les mois à venir. »

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