Vous êtes dans : Accueil > Actualités > E-Santé >

Un large plébiscite pour les outils digitaux

DSIH, Damien Dubois, MARDI 23 FéVRIER 2021 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

D’après le Baromètre 360 Medics, 87 % des médecins utilisent au moins un outil digital dans leur pratique depuis la crise sanitaire contre 79 % auparavant, soit une augmentation de 8 %.

L’enquête nationale Crise sanitaire : accélératrice du soignant 3.0 ? sur l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur la digitalisation de la pratique des soignants a été publiée le 8 février 2021. Elle a été menée auprès de 2 400 professionnels de santé[1] par 360 Medics, qui réunit les ressources et les outils utiles à la pratique quotidienne des soignants, Egora, média spécialisé, TechToMed, cabinet de conseil, et SimforHealth, éditeur de solutions numériques.

Tous les outils concernés par le boom de la digitalisation du soignant 

Ce baromètre confirme que « le digital a connu un réel essor avec la crise et est désormais ancré dans la pratique de tous les professionnels de santé ». En effet, l’usage des outils digitaux a augmenté de 8 %. Près de neuf médecins sur dix utilisent au moins un outil digital dans leur pratique depuis la crise sanitaire, alors qu’ils étaient 79 % avant la crise. Même si elle est moins significative (+ 3 %), cette augmentation est également notable chez l’ensemble des soignants, dont 81 % utilisent au moins un outil digital dans le cadre de leur pratique. 

Le baromètre met en avant une progression des usages pour tous les outils, en particulier pour ceux qui, avant la crise, avaient la pénétration la plus faible. Ainsi, l’usage de la téléconsultation a quasiment triplé en passant de 13 % à 33 %. L’utilisation des plateformes d’échanges entre confrères a bondi de 26 % à 39 %. Il n’en reste pas moins que la progression est également sensible pour les trois outils les plus utilisés avant la crise :

  • Les journaux médicaux et publications scientifiques : + 5,1 % avec une utilisation par 71,6 % des soignants ;
  • Les applications médicales mobiles : + 5 % avec une utilisation par 70,6 % des professionnels de santé ;
  • Les sites Web de sociétés savantes et institutions de santé : + 8,4 % avec une utilisation par 64,6 % des répondants.

Le premier besoin clé attendu sur le digital depuis la crise est l’accès à l’information scientifique (78,1 %), avant l’accès aux outils cliniques et pratiques (70 %) et les échanges entre confrères (49 %).

Dépendance et confiance généralisées

Plus surprenant, la dépendance aux outils digitaux semble également prendre de l’ampleur. 80 % des soignants ne pourraient plus s’en passer dans leur pratique et 67 % d’entre eux ne pourraient envisager de ne plus utiliser leur smartphone dans le cadre de leur exercice.

De même, la confiance dans ces outils semble avoir fortement progressé depuis la crise (+ 26 %), et 80 % des soignants se déclarent désormais convaincus par le digital.

63,8 % d’entre eux utilisent des outils digitaux de formation, d’information ou d’aide à la prescription pendant la consultation en présence du patient. Du reste, le premier frein à l’utilisation d’outils digitaux par les soignants concerne le manque de formation, pour plus de la moitié d’entre eux, bien avant les questions éthiques et le manque de confiance.

Un impact positif sur l’examen clinique

Au-delà de la confiance, près de la moitié des soignants mettent en avant un impact positif sur la pratique de l’examen clinique. Ils sont même 24,5 % à déclarer que la relation soignant-patient s’en trouve améliorée, contre 14,2 % qui considèrent qu’elle s’est dégradée. Elle est restée stable pour 58,5 % d’entre eux.

Par ailleurs, pour 52 % des répondants, ces outils digitaux leur feraient gagner au moins 30 minutes chaque jour.

Enfin, les soignants semblent optimistes quant à l’avenir. Près de neuf sur dix pensent que les outils digitaux auront un impact positif à long terme, c’est-à-dire au-delà de dix ans.




[1] Médecins (40,8 %), infirmiers (33,8 %), pharmaciens (5,6 %), autres professionnels de santé (19,8 %). Répartition par âge : moins de 25 ans – 11,2 %, entre 25 et 45 ans – 34,2 %, plus de 45 ans – 54,6 %.

baromètre, médecins, formation, patient