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Burn-out dans la santé : 98% des soignants reconnaissent avoir déjà ressenti les symptômes de l'épuisement professionnel (Communiqué)

Nuance Communications, MERCREDI 21 AVRIL 2021 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

      

Nuance Communications, pionnier et leader de l’IA conversationnelle – notamment dans le secteur médical – dévoile aujourd’hui les résultats de sa récente étude sur le bien-être et les besoins du personnel soignant, réalisée avec HIMSS (Healthcare Information and Management Systems Society) auprès de plus de 400 médecins et infirmiers dans 10 pays différents.

Si le mal-être des professionnels de santé, notamment au sein des hôpitaux, est un sujet fréquemment abordé et particulièrement mis en lumière depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19, il est plus compliqué de connaître l’ampleur de ce phénomène chez les différents soignants. Fort de ce constat, Nuance s’est intéressée à leur ressenti, leur charge de travail et les causes des burn-out dans le secteur de la santé.

Près de 7 soignants sur 10 en France sont actuellement en situation d’épuisement professionnel

Le principal enseignement de l’étude est que 98 % de tous les répondants déclarent avoir ressenti des symptômes de burn-out à un moment ou à un autre dans leur vie professionnelle. Les médecins et infirmiers français interrogés sont d’ailleurs 67% à indiquer que leur travail leur fait ressentir un épuisement professionnel, le plus haut chiffre parmi tous les pays composant le panel de l’étude. 62 % des soignants exerçant en France déclarent que la pandémie de la Covid-19 n’a fait qu’exacerber ce sentiment, soit le pourcentage le plus élevé de tous les pays sondés, les soignants des pays nordiques n’étant que 38 % à partager cette impression, par exemple.

Un volume horaire hebdomadaire intenable

L’étude met également en avant un facteur essentiel : l’ampleur de la charge de travail que connaissent les professionnels du secteur. Alors qu’une étude réalisée auprès des employés de l’université de Zaragoza en Espagne a établi un lien entre un volume horaire de plus de 40 heures hebdomadaires et un risque accru de burn-out, 63 % des médecins et 47 % du personnel infirmier en France déclarent dépasser ce seuil, dans un environnement où s’ajoute le stress d’être responsable de la santé des patients. C’est en France, en Belgique et aux Pays-Bas que les praticiens ont rapporté le plus grand nombre d’heures hebdomadaires, alors qu’en Allemagne, seuls 28% des médecins travaillent plus de 40 heures par semaine (et 20% des infirmiers en Australie).

De multiples facteurs aggravants, rendant le problème plus dur à résoudre

Une étude qualitative fondée sur des entretiens téléphoniques a également été menée pour déterminer les causes de cette situation explosive. Les soignants font majoritairement ressortir leur charge de travail, la pression exercée, la lourdeur des documents médicaux et administratifs à renseigner pour assurer le suivi médical des patients, le manque d’autonomie et de prise de décision qui leur sont accordées, les exigences croissantes des patients, un manque d’équipement et de ressources, des processus inefficaces et un manque généralisé d’humanité ou d’émotion au profit de protocoles uniformisés. Le modèle de rémunération des établissements de santé a aussi été incriminé parmi les différents facteurs de dysfonctionnement du système.

Frederik Brabant, médecin et Chief Medical Information Officer chez Nuance, explique :« Burn-out et métiers de la santé ne devraient pas être aussi associés qu’ils le sont aujourd’hui. Ce ressenti d’épuisement des médecins est devenu tellement répandu, et pas seulement en France, qu’il paraîtrait presque normal. Pourtant, les risques que cela implique sont considérables, et pas uniquement pour la santé des soignants : des erreurs de diagnostic ou d’actes médicaux peuvent surgir, un détachement émotionnel et psychologique des praticiens envers les patients est susceptible de dégrader la qualité des soins et l’expérience des patients, des arrêts maladie en grand nombre affaiblissent les équipes présentes, favorisant une nouvelle salve de burn-out et d’arrêts… C’est l’ensemble de la qualité et de la performance de notre système de soins qui est menacé actuellement. »

« La saisie des données dans les dossiers patients informatisés est un stress supplémentaire pour les infirmiers et les médecins », ajoute le Dr Bertrand Marchand, Chirurgien général à l’Hôpital de Gap, qui fait partie des spécialistes interrogés dans le cadre de cette étude qualitative.

Le livre blanc révélant les résultats de l’étude Nuance/HIMSS est consultable ici.

Méthodologie

Nuance Communications a fait appel à HIMSS pour interroger des soignants dans dix pays différents, entre le 19 novembre 2020 et le 26 février 2021. 443 soignants ont participé à l’enquête/répondu à l’appel. 416 soignants exerçant en Allemagne, en Australie, en Belgique, au Danemark, en France, en Norvège, aux Pays-Bas et en Suède ont répondu à un sondage en ligne. 27 soignants exerçant dans ces pays, ainsi qu’en Finlande et au Royaume-Uni, ont également été interrogés dans le cadre d’une enquête téléphonique qualitative.

A propos de Nuance Communications, Inc.

Nuance Communications, Inc. est un pionnier de la technologie et leader sur le marché de l'IA conversationnelle et de l'intelligence ambiante. Offrant un panel complet de services, Nuance est le partenaire de confiance de 77% des hôpitaux américains et 85% des entreprises Fortune 100 à travers le monde. Nous créons des solutions intuitives qui amplifient la capacité des gens à aider les autres.

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