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Marisol Touraine formalise sa stratégie e-santé

DSIH, VENDREDI 29 MARS 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Pas de scoop à l’annonce de la stratégie e-santé par Marisol Touraine, lors de la Journée Télésanté 2013, mais l’affirmation que la révolution numérique « ouvre de nouveaux horizons en matière d’organisation du système de santé ». 

 

Marisol TouraineEn formalisant les trois axes politiques de l’action publique en e-santé, la ministre des Affaires sociales confirme ses déclarations antérieures et répond aux débats récemment ouverts sur les thèmes de l’information en santé et de l’ouverture des données de santé.
Le cadrage de la première orientation, qui consiste à accompagner les professionnels et les établissements dans leur usage de l’informatique, l’amène à assurer que 400 millions d’euros seront effectivement alloués, sur 5 ans, au programme Hôpital numérique. Un effort financier auquel les acteurs concernés commençaient à ne plus croire. Elle rappelle aussi que l’Etat doit faciliter l’émergence d’une filière industrielle, notamment par son action de normalisation.

 

Ce n’est pas une surprise : le 2e fil conducteur repose sur la logique des parcours de soins avec le renforcement de la coordination et de la coopération des professionnels. Elle souligne à ce propos que les outils existent et prend l’exemple de la télémédecine. Volontariste, elle appelle à passer « rapidement d’une phase d’expérimentation à une phase de généralisation » et compte, pour ce faire, sur la mobilisation des ARS. Le DMP doit également y contribuer, qui sera donc placé « au centre du parcours de soins » comme « instrument privilégié de la prise en charge des pathologies chroniques, avec une indispensable ouverture sur le domaine médico-social ».

 

Ce qui est plus inédit dans le discours de Marisol Touraine tient à la décision de « construire un véritable service public d’information en santé, à destination de nos concitoyens ». A ce propos, elle attend des propositions. De même pour l’ouverture des données de santé, qui fera l’objet d’une mission d’un membre du Conseil d’Etat.
Enfin, elle semble souhaiter reprendre la main plus directement sur la e-santé en déclarant confier la conduite de cette stratégie au Secrétaire général des ministères chargés des Affaires sociales. C'est-à-dire Denis Piveteau, ancien président du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, connu justement pour ses travaux sur le parcours de soins (1).

D.L.

(1) Lire DSIH, avril 2012

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