Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Vu à SantExpo 2022 - Numérique de santé : Europe et territoires locaux, des niveaux antinomiques mais complémentaires

20 mai 2022 - 10:01,
Actualité - DSIH
L’Europe a lancé ces dernières années différents projets dans le domaine du numérique en santé, notamment autour de l’exploitation des données. Est-ce à dire que les projets doivent maintenant être réfléchis uniquement au niveau de l’Union ? Pas forcément, ont répondu les participants à une conférence organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF), le 18 mai à l’occasion du salon SantExpo 2022.

Labellisé dans la cadre de la présidence française de l’Union européenne, le salon SantExpo a cette année placé sa réflexion sur le thème des nouveaux chantiers de l’Europe de la santé. L’occasion pour la FHF d’organiser une série de conférences autour du fil rouge « La santé, nouvelle frontière de l’Europe ? ».

De frontières, il a longuement été question lors de la conférence du 18 mai intitulée « Une Europe visionnaire : partage de données, plans IA, innovation… », animée par Cyrille Politi, conseiller transition numérique de la FHF. Elle a débuté par une discussion autour de l’annonce, le 3 mai par Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire d’une nouvelle proposition de règlement visant à créer « un espace européen des données de santé » (The European Health Data Space, EHDS). Si le texte est approuvé par le Conseil et le Parlement européen, les citoyens auront accès immédiatement et gratuitement à leurs données de santé sous forme électronique dans toute l’Union.

« Cet espace est déjà en construction », a réagi Isabelle Zablit, directrice e-santé Europe et International à la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS). Même si la santé n’avait pas été identifiée à l’origine comme un sujet de la construction européenne, des travaux menés depuis plusieurs années ont déjà abouti au projet « Ma santé @ UE» («MyHealth @ EU»). Deux services électroniques de santé transfrontières sont en cours de mise en mise en place : l’ordonnance électronique et la dispensation électronique, ainsi que le dossier du patient. Concernant l’espace européen des données de santé, « le modèle français de Health data hub a servi d’inspiration », a souligné Isabelle Zablit.

À découvrirLancement de l’Espace européen des données de santé

Pour le Pr Antoine Tesnière Directeur de Paris Santé Campus, l’Union européenne peut mettre en avant « une vision sociétale et humaniste de l’utilisation des données de santé », en comparaison d’un monde anglo-saxon plus libéral et d’une Chine plus nationale.

Interrogée sur la vision de l’industrie, Saraluisa Mintrone, directrice business Europe du groupe Dedalus, a expliqué que celle-ci s’adapte aux contextes locaux. « Les besoins de santé sont plus ou moins les mêmes dans les différents pays, mais les systèmes de santé sont différents », a-t-elle dit. La présence internationale de Dedalus permet de profiter des expériences diverses « pour trouver le bon modèle qui marchera dans un pays spécifique ». 

Le Dr Frédéric Ossant, chef de projet au Ouest Data Hub, a fait part de sa réflexion sur les hubs locaux. Quelle est la bonne échelle pour travailler sur les données ? La réponse dépend des besoins, car « tous les échelons ont leur pertinence », a-t-il répondu. L’utilisation des données issues du soin au plus près des patients, en s’inscrivant dans un écosystème d’innovation territoriale, « est un critère de maturité dans un établissement ». Mais l’échelon interrégional a aussi son intérêt, puisqu’il permet des études qui ne sont pas pertinentes à l’échelle d’un établissement, par exemple en épidémiologie.

Isabelle Zablit a résumé la problématique en déclarant que les échelons territoriaux, nationaux ou européens « ne sont pas des niveaux antinomiques, mais complémentaires ». Dans une vision européenne, « chaque membre apporte sa pierre à l’édifice », a-t-elle dit. Avant de rappeler que dans un grand nombre de pays, le système de santé est régional. Il est alors « important d’avoir un niveau européen pour connecter les différents niveaux nationaux, régionaux et locaux ».

En fin de conférence, Saraluisa Mintrone a cité comme exemple d’une coopération réussie le pass sanitaire mis en place dans le cadre de la pandémie de Covid-19. « L’économie n’aurait pas pu repartir sans le pass sanitaire qui nous a permis de voyager à nouveau grâce à des données partagées et tracées au niveau de l’Union », a-t-elle souligné.

« A nous désormais de montrer que nous n’avons pas besoin d’une pandémie pour nous rassembler autour de grands projets », a conclu Antoine Tesnière.

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration Interopérabilité opérationnelle : un marché en plein essor

Interopérabilité opérationnelle : un marché en plein essor

14 avril 2026 - 08:53,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Après une année 2025 marquée par la reprise du circuit de distribution de l’EAI Infor Cloverleaf dans le secteur de la santé, Health-Comm France aborde 2026 avec une ambition claire : consolider sa place dans un marché où l’interopérabilité, la sécurisation des flux, la structuration des données et ...

Illustration Lancement d’un appel à projets Achats innovants

Lancement d’un appel à projets Achats innovants

14 avril 2026 - 08:34,

Actualité

- Damien, Dubois

Le 10 avril, le ministère de la Santé a annoncé le lancement d’un appel à projets pour accélérer l'adoption d’innovations matures dans les établissements de santé via la commande publique en partenariat entre l’AIS, l’ANAP et la DGOS.

Illustration WMS hospitalier : pourquoi Softway Medical a décidé de le construire lui-même.

WMS hospitalier : pourquoi Softway Medical a décidé de le construire lui-même.

13 avril 2026 - 09:56,

Communiqué

- Softway Medical

"En prenant à notre charge l'intégralité de l'investissement R&D, nous investissons sans faire porter le risque aux établissements." Sherley Brothier, CPTO Softway Medical

Illustration Un nouvel outil d’IA au service d’une détection optimale du cancer par imagerie

Un nouvel outil d’IA au service d’une détection optimale du cancer par imagerie

07 avril 2026 - 10:45,

Communiqué

- Gustave Roussy,

Gustave Roussy, dans le cadre d’un consortium réunissant Guerbet, Intrasense et le CHU d’Angers, a participé au développement d’un outil d’intelligence artificielle capable d’identifier automatiquement, à partir d’un scanner thoraco-abdomino-pelvien, les lésions cancéreuses présentes dans cette zone...

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.