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SI à l'hôpital : mieux impliquer les soignants

DSIH, MARDI 22 OCTOBRE 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les personnels soignants ont souvent du mal à faire cohabiter transmissions orales et utilisation des SI. De l'avis général, ces derniers doivent s'adapter à leur culture, et non l'inverse. C'est ce qu'on bien compris certains éditeurs, qui les impliquent dans les paramétrages de leurs solutions. Ces initiatives se doivent de se généraliser pour une meilleure appropriation des SI à l'hôpital.

 

Le déploiement des systèmes d'information à l'hôpital s'est développé très vite ces dernières années. Nous avons assez de recul désormais pour entrer dans une phase d'évaluation des pratiques soignantes avec ce nouvel outil.

 

Des solutions souvent inadaptées

Les différents témoignages de professionnels de santé sur ce thème sont assez discordants. Si certains vantent les mérites des SI pour le confort et le gain de temps qu'ils procurent, d'autres y trouvent encore des contraintes. Ceux-là attachent beaucoup d'importance à la transmission orale, notamment lors de la relève entre deux équipes de soins, ce qui n'est d'ailleurs pas incompatible avec le dossier patient informatisé. Ils estiment, pour la plupart d'entre eux, que ce dernier est chronophage, et que ce temps « perdu » s'ajoute au manque de personnel ou de coordination entre équipes soignantes, médicales et paramédicales par exemple. Ils souhaiteraient que leurs outils informatiques hospitaliers soient communs, ce qui n'est pas toujours le cas.

 

Paramétrer les logiciels en fonction des pratiques

L'organisation devrait, de l'avis général, formaliser une pratique alliant la communication orale et l'usage des SI. Encore faudrait-il que ces derniers soient assez ergonomiques pour ne pas leur engendrer un surplus de travail pour en acquérir la maîtrise et se les approprier. Les soignants ne sont pas prêts à changer leur culture du jour au lendemain. Cela va dans le sens de certains éditeurs qui ont la volonté d'adapter leurs outils aux pratiques des professionnels de santé, et non l'inverse. Pour ce faire, ils les font participer aux paramétrages des solutions lorsque celles-ci sont en cours de déploiement dans leur établissement, afin que les plus récalcitrants ne soient pas trop désorientés, dans l'utilisation de ces outils au quotidien.

 

A l'heure où la HAS élabore des critères d'évaluation médico-économique pour l'ensemble des SI de santé, il serait peut-être temps de se concentrer également sur leur composante fonctionnelle, afin d'uniformiser l'offre. Alors, le duo communication orale – utilisation des SI à l'hôpital ne sera plus une contrainte pour les soignants.

B.B./DSIH

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