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DMP : le ministère botte en touche ?

DSIH, LUNDI 06 JANVIER 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Dix ans après son annonce, et régulièrement accusé d’échec, le DMP pourrait passer sous tutelle directe de la CNAMTS cette année.

 

Si le ministère de la Santé reste toujours aussi discret quant aux orientations concrètes que les pouvoirs publics souhaitent donner au DMP, on peut compter sur Gérard Bapt pour ne pas laisser retomber la mayonnaise. Le député – et cardiologue – mène en effet depuis deux bonnes années une campagne de remise en cause du DMP qui a fini par se traduire, fin novembre, par le départ de Jean-Yves Robin de la direction de l’ASIP Santé. Toujours pas de feuille de route tangible affichée, en revanche, alors que l’annonce d’un « DMP 2e génération » remonte à plus d’un an… et surtout que les rumeurs d’une prise en main du projet par l’Assurance maladie se font plus pressantes depuis l’automne. Les dernières tentatives officielles de définition du DMP V2 étaient liées à la publication de la Stratégie nationale de santé fin septembre (1).

La première salve médiatique de l’année a été tirée par Le Parisien, le 4 janvier (2), et largement relayée, avec interviews de Gérard Bapt à  l’appui. Le quotidien met en lumière un document du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, organe chargé de fixer les orientations du FIQCS (Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins). Ce Fonds, doté par les régimes obligatoires d’assurance maladie, a été l’une des premières sources de financement pour le DMP. Le document dont il est fait état comptabilise une dépense de 500 millions d’euros, soit plus de deux fois supérieure à la première estimation faite par la Cour des Comptes dans son rapport de juillet 2012.

Egalement interrogé par Le Parisien, le président du syndicat MG France, Claude Leicher, se montre carrément partisan de « passer à autre chose. La vraie décision d’économie, c’est de tout arrêter », lâche-t-il.
La balle est en tout cas clairement chez le financeur… qui avait d’ailleurs commencé à lever le pied de l’accélérateur. La contribution DMP du FIQCS est en effet passée de 45,5 millions d’euros en 2011 à 34,7 millions en 2012, pourtant réputée année de lancement… mais aussi année électorale !

 

D.L.

(1)   http://www.dsih.fr/article/703/strategie-nationale-de-sante-qu-est-ce-qui-va-changer.html

(2)   http://www.leparisien.fr/societe/dossier-medical-personnel-un-demi-milliard-pour-rien-04-01-2014-3461831.php

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