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L’interopérabilité au cœur des projets de données (volet 3)

DSIH, MARDI 19 NOVEMBRE 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Mieux comprendre pour mieux soigner… L’analyse de l’histoire singulière des patients et de leur parcours de soins, à l’échelle d’un établissement, d’un territoire ou encore populationnelle, se nourrit des multiples données de prise en charge stockées dans des entrepôts. Des outils d’interopérabilité sont indispensables pour abonder ces bases comme pour les consulter.

Il existe un grand nombre de bases de données dans le secteur de la santé. Pour ce qui est de l’hôpital, le premier entrepôt est sans nul doute constitué par le dossier patient informatisé avec, à l’échelon national, son pendant, le dossier médical partagé. Mais ces unités de stockage, aussi fournies soient-elles, ne sont pas exhaustives. Pour François Decourcelle, directeur adjoint de l’innovation chez Enovacom, « tout l’intérêt d’un entrepôt de données est de servir le plus de cas d’usage possibles avec, en plus des données issues du soin et du parcours de soins, des données médico-économiques liées aux patients qui ne sont pas stockées dans le DPI, des données génomiques ou encore celles que produisent les objets connectés et les appareils biomédicaux ». Quels sont ces usages ? Le soin et le parcours de soins, le pilotage médico-économique d’un établissement et enfin la recherche, pour construire les moteurs d’intelligence artificielle, par exemple. « Nous entrons aujourd’hui dans l’ère des entrepôts génériques capables de couvrir tous ces usages, et de construire les usages futurs », indique François Decourcelle.

L’importance de l’interopérabilité

La grande question que posent ces espaces de stockage demeure l’interopérabilité. Les données proviennent de centaines d’applications différentes. Il faut donc disposer d’outils capables de les adresser à un entrepôt, qu’il soit hospitalier ou interhospitalier. « Certaines données – biomédicales notamment ou produites au domicile du patient – nécessitent une solution spécifique d’intégration, avec une problématique complémentaire de vélocité pour être acheminées vers un entrepôt unique », explique le directeur adjoint de l’innovation d’Enovacom. L’intégration des données génomiques et d’imagerie dans un tel entrepôt est également plus complexe. Pour pallier cette difficulté se développe l’idée non pas de déplacer la donnée, mais de lui associer un lien d’accès de type Internet dans l’entrepôt, ce qui présente l’avantage de réduire les coûts de stockage.

Une fois toutes ces données réunies dans un entrepôt, il convient de pouvoir y accéder facilement d’un point de vue technique. L’alignement sémantique d’informations de sources différentes est fondamental. L’entrepôt doit rester le plus neutre possible, avec un accès ouvert dans le futur, en se basant sur des standards et des normes modernes d’échange. « Chez Enovacom, nous utilisons des normes internationales comme HL7 FHIR qui permettent à n’importe quel acteur d’accéder aux données, précise François Decourcelle qui ajoute : Dans tout projet d’entrepôt, la problématique de l’interopérabilité est la première question à se poser. »

Retrouvez les volets 1 et 2 :

https://www.dsih.fr/article/3507/l-interoperabilite-au-coeur-des-projets-de-donnees-volet-1.html 

https://www.dsih.fr/article/3523/les-ght-et-la-convergence-au-coeur-des-projets-de-donnees-volet-2.html 


À propos d’Enovacom

Filiale d’Orange Business Services, Enovacom, société éditrice de logiciels dédiés au monde de la santé, a été créée en 2002 afin de faciliter l’échange et le partage de données patients en toute confiance.

L’entreprise a développé une suite logicielle permettant d’assurer l’interopérabilité et la sécurité des données entre tous les acteurs du système de santé. Ses outils sont essentiels pour constituer le socle e-santé de demain. Ils permettent :

  • d’échanger et de partager les données de santé entre établissements de santé ;
  • d’assurer la confidentialité de ces données en sécurisant les accès ;
  • d’exploiter les informations médicales.

Avec plus de 170 collaborateurs en France et un développement international engagé au Canada, au Royaume-Uni, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, Enovacom travaille aujourd’hui quotidiennement avec plus de 1 500 établissements de santé.

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