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10 milliards d’économie sur la santé

DSIH | Damien Dubois, MARDI 22 AVRIL 2014 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Dans son discours du 16 avril, Manuel Valls a précisé son plan d’économie de 50 milliards d’ici 2017. La santé en sera donc un contributeur important. Mais où trouver l’argent ?

Les pistes des déremboursements et du développement des génériques semblent écartées car il est difficile d’aller au-delà des mesures prises les années précédentes. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé a d’ailleurs promis qu’il n’y aurait plus de déremboursement. 

L’hôpital, première cible ?
L’hôpital représente entre 40 et 50% des dépenses de santé. Selon les experts, le développement de l’ambulatoire pourrait apporter cinq milliards d’euros d’économie. Par ailleurs, pour la Fédération Hospitalière de France, des coopérations et des regroupements entre établissements, privés ou publics, afin de mutualiser les blocs opératoires seraient une source d’économie importante. Dans ce schéma, une centaine de sites pourraient être fermée dont 30 à 50 maternités. La FHF propose également de se pencher sur les prescriptions abusives, les opérations de confort ou les actes de biologie réalisés plusieurs fois. Cela pourrait représenter deux milliards d'euros sur cinq ans.

Par ailleurs, l’Ondam[1] devrait être ramené sous la barre des 2% dès 2015, contre 2,4% cette année. Un projet de loi de finances rectificatives est attendu au début de l’été ; la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014 prévoyait déjà 8,5 milliards d’économies.

La réaction du Leem
Jeudi dernier, Patrick Errard, président du Leem[2], a appelé à une « nouvelle donne » et à des réformes structurelles pour que le poids des économies ne repose pas uniquement sur des baisses de prix. Il précise que «  le médicament ne représente que 15 % des dépenses d’assurance maladie (mais) supporte depuis trois ans plus de la moitié des efforts d’économie imposés par le législateur dans le cadre de la LFSS ». Il préconise la fixation d'une loi de financement pluriannuelle, « qui confère davantage de visibilité aux acteurs du système de santé, tout en contribuant à l'effort de réduction des déficits, notamment par des actions structurelles. »

Pour plus de précision sur ces mesures d’économie, il faudra certainement attendre l’annonce de la stratégie nationale de santé par Marisol Touraine, d’ici quelques semaines.

[1]Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie

[2] Syndicat des entreprises du médicament

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