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Deux clés pour déployer un SIH dans les établissements

DSIH, Bernard B, VENDREDI 20 MAI 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) vient de délivrer deux conseils méthodologiques pour impliquer les acteurs métiers et vérifier l’identité du patient au pied de son lit. La marche à suivre.

Le Dr Xavier Richomme, coordinateur médical du Réseau bas-normand Santé Qualité et expert de l’Anap, a résumé l’implication des acteurs métiers en une dizaine de points essentiels. Il faut d’abord constituer une équipe projet et de déploiement incluant des professionnels représentatifs de chaque catégorie d’utilisateurs dans le pilotage opérationnel. « Pour obtenir l’adhésion des utilisateurs au choix d’une solution informatique, il est primordial de les avoir au préalable associés à ce choix.La phase de recueil des besoins avec l’élaboration d’une cartographie des processus métiers devra être particulièrement soignée. L’élaboration d’un cahier des charges devra s’appuyer sur les expertises métiers afin de s’assurer de la bonne appréhension des besoins et des contraintes », précise-t-il.

La politique des petits pas appliquée au SIH

Une communication régulière doit être entreprise très en amont du projet auprès des acteurs métiers. Il sera important de documenter chaque phase ou étape du projet et de clôturer chacune d’entre elles par un livrable de synthèse. On pourra prévoir à cet effet un sous-projet « Documentation » qui intégrera la traçabilité des actions menées et des indicateurs de réussite. Ensuite, il faudra définir des objectifs simples, clairs et les suivre rigoureusement. En plus des objectifs ciblés définis en début de projet, des objectifs intermédiaires atteignables devront être définis avec les utilisateurs. Dans le domaine de l’écoute, « l’équipe projet devra être en capacité d’entendre les difficultés rencontrées ou redoutées par les acteurs métiers dans la mise en œuvre d’un projet SIH », conseille l’expert de l’Anap. Enfin, on ne négligera pas le temps dédié et suffisamment calibré à la formation des acteurs métiers. Dernier point et non le moindre, la démarche d’informatisation doit être vécue par les acteurs métiers comme une volonté forte de la direction qui s’y impliquera fortement.

Les bonnes pratiques pour renseigner l’administration au chevet du patient

Pour sa part, Thierry Morvan, médecin anesthésiste réanimateur de la Polyclinique Côte basque Sud (Saint-Jean-de-Luz, Pyrénées-Atlantiques) et expert Hôpital numérique de l’Anap s’est penché sur la traçabilité de l’administration réalisée par une infirmière. Il insiste sur l’importance de la vérification systématique de l’identité du patient lors de chaque administration, soit au moyen d’un interrogatoire par des questions ouvertes avec les patients communicants, soit à l’aide de dispositifs mis en place dans l’établissement (bracelets, identifications RFID, photographies du patient). Ensuite, l’administration doit être tracée à l’instant de la prise du traitement par le patient, à son chevet. « La traçabilité pourra être réalisée avec un chariot de distribution associé à un poste informatique mobile pour une saisie de l’administration en temps réel au plus près du patient. Certains postes informatiques dits “médicalisés”, les tablettes tactiles et les smartphones supportant les bionettoyages sont en mesure de séjourner dans une chambre de patient. Cependant, pour les autres typologies de matériel, aucune étude ne permet de trancher sur l’opportunité de leur présence au plus près du patient. Ils peuvent être associés à un lecteur de code-barres ou RFID », explique-t-il.

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