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Maîtriser la sécurité de son SI : l’exemple du CHU de Nantes

DSIH, Propos recueillis par Valentine Bellanger, MARDI 29 NOVEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les experts mondiaux annoncent une multiplication des cyberattaques pour l’année 2017 avec, en ligne de mire, le nouvel or noir : les données personnelles en général et celles de santé en particulier. Entretien avec Cédric Cartau, Ciso & DPO du CHU de Nantes et utilisateur de la solution IKare d’ITrust, société d’expertise en cybersécurité labellisée France Cybersécurité, qui revient sur la nécessité d’auditer régulièrement son SI afin de maîtriser le risque lié aux vulnérabilités.

DSIH : Quel est l’état de la sécurité des plateformes techniques au sein des établissements de santé ?

Cedric CartauCédric Cartau : Globalement, la protection périmétrique existe (pare-feu, proxy, etc.), mais on observe une importante diversité dans l’âge moyen des équipements (on trouve des établissements avec des pare-feu de 10 ans d’âge) et dans les processus de mise à jour des patches de sécurité, qui sont indispensables dans ce domaine.
Pour exemple, un PC branché nu (sans pare-feu ni AV) sur Internet est infecté en moins de 15 minutes.

Parmi les règles de base, il est donc nécessaire de contrôler, d’auditer ?

C.C : Oui, parmi les bonnes pratiques, il faut auditer régulièrement la protection périmétrique d’un établissement. Peu le font, essentiellement pour des raisons moyennement avouables du genre : « n’allons pas regarder s’il y a des problèmes ; nous pourrons ainsi nous convaincre qu’il n’y en a pas » !
Le CHU de Nantes est un des rares établissements à procéder depuis 2009 à des audits au moins annuels de sa surface d’exposition Internet, audits qui sont maintenant réalisés de façon hebdomadaire avec des outils automatisés.

Quel est l’intérêt des scanners de vulnérabilité ? Quelle est la particularité d’IKare, celui d’ITrust ?

C.C : Les deux principaux intérêts de ces outils sont :

le coût : un audit « manuel » d’une surface Web d’environ 60 IP coûte environ 5 000 euros ; c’est le budget annuel d’acquisition d’une plateforme, avec laquelle on pourra faire autant d’audits que l’on souhaite ;
la réactivité : avec des plateformes automatisées, on peut lancer un audit spécifique ciblé, par exemple à chaque ajout d’une machine dans la DMZ, et ce en trois clics de souris.
La particularité d’ITrust est d’abord d’être une société française. En tant que RSSI d’un organisme d’État d’importance stratégique, ce critère est selon moi très important, tout du moins à fonctionnalités et prix identiques par rapport aux produits de la concurrence, essentiellement anglo-saxons. Et justement, le niveau fonctionnel du produit IKare est tout à fait comparable à celui des grands du secteur, avec des tarifs tout à fait compétitifs.

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