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SI & GHT : la parole à Olivier Morice-Morand, directeur général du SIB, et Baptiste Le Coz, directeur adjoint du SIB

DSIH, Propos recueillis par Pierre Derrouch, MARDI 21 MAI 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Voilà désormais plus de deux ans que les GHT s’organisent, avec en point de mire la convergence des systèmes d’information en 2021. DSIH interroge les éditeurs sur les évolutions générées par cette nouvelle organisation.

Les GHT vous semblent-ils en bonne voie pour atteindre la convergence des systèmes d’information en 2021 ?

Olivier_MORICE_MORANDOlivier Morice-Morand : Les GHT avancent à différentes vitesses. Concernant nos solutions, des établissements comme ceux d’Alençon ou d’Arras choisissent notre DPI Sillage, là où d’autres préfèrent poser une première brique d’échange et de partage avec notre portail eDen. La mise en œuvre des GHT est d’une complexité telle, politiquement et financièrement, qu’il apparaît inimaginable que soit atteinte la convergence en 2021. Néanmoins, la ligne reste tracée. Il suffit de voir ce qu’ont fait les Québécois en passant en 35 ans de 920 à 34 établissements. Le GHT Sud Bretagne, hormis son établissement psychiatrique, a déjà fait le choix de la fusion il y a deux ans.

La mise en œuvre des GHT vous a-t-elle conduits à modifier vos pratiques ?

Baptiste_LE_COZBaptiste Le Coz : L’arrivée des GHT a infléchi notre stratégie, mais de façon marginale. Celle-ci est en effet depuis longtemps orientée vers le parcours patient. C’est la rationalisation des achats qui, en passant d’un millier à 135 acheteurs, a généré des évolutions.

Concernant le DPI, le fait de compter au lancement des GHT 14 établissements supports équipés de Sillage nous a paru un peu léger. Et nous avons craint que les GHT ne figent la situation. Mais, après les années 2016 et 2017 ainsi que le premier trimestre 2018 marqués par un attentisme lié à la rédaction des SDSI, les GHT nous ont finalement offert de belles opportunités de développement et de croissance, avec plusieurs consultations remportées. Nos succès commerciaux de 2018 nous conduisent à recruter une trentaine de personnes.

Comment le SIB accompagne-t-il les GHT vers la convergence ?

Baptiste Le Coz : Contrairement à un éditeur ou un « pure player » très spécialisé, nous couvrons tout le spectre du SIH. Quand nous déployons un DPI, nous avons aussi la compétence sur la GAM. Ce mouvement de capillarité et d’osmose entre les équipes fait qu’on ne délivre pas seulement le produit pour lequel nous avons été sélectionnés, mais tout l’environnement qui va avec. Nous pensons aux interfaces, aux connecteurs, à l’architecture, à la globalité du système d’information. Cette capacité d’accompagnement global est un élément différenciant qui fait notre force.

Olivier Morice-Morand : Nous sommes très attentifs aux problématiques d’interopérabilité et des normes que rencontrent très rapidement les établissements. Notre forte pratique avec un DPI connecté à différentes GAM nous amène à porter une grande attention aux flux qui font la réussite d’un projet.

Baptiste Le Coz : Il faut d’ailleurs noter que le SIB est l’un des éditeurs le plus avancé sur la norme HL7 FHIR®.

La perspective d’une fusion des GHT en établissements publics de santé territoriaux remet-elle en cause votre stratégie ?

Baptiste Le Coz : Cette perspective est déjà prise en compte dans nos démarches avec les établissements, afin que la fusion soit essentiellement une étape administrative.

Olivier Morice-Morand : Pour avoir vécu nous-mêmes une fusion avec e-SIS, nous savons qu’il s’agit d’une étape sensible et mesurons bien ce qu’elle implique. La multiplication des étapes pour aller vers l’intégratif a des conséquences en matière d’outillage, avec des superpositions de coût. Aller plus vite représente aussi une perspective de gains financiers à moyen terme.

Baptiste Le Coz : Nous sommes un catalyseur de ces opérations de rapprochement.

 

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