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Le numérique réinvente la santé : la preuve par le terrain

DSIH, MARDI 09 JUILLET 2013 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le Colloque Industries du Numérique et de la Santé + Autonomie, organisé à Bercy les 4 et 5 juillet, a permis de mesurer les capacités de transformation et d’innovation du système de santé grâce au numérique. 

 

 

Si l’on prend pour point de repère l’événement précédent, réuni fin février 2012 autour d’un objectif identique – c'est-à-dire repérer les conditions propices à la mise en place d’une filière d’excellence -, les progrès apparaissent modestes ! Un bilan que l’on doit toutefois nuancer : autant les structures institutionnelles (et nationales) continuent à faire preuve de réserves, autant les acteurs de terrain montrent leur disposition à se saisir des technologies pour repenser les modes de prise en charge des patients.

 


La « silver économie » vient, certes, de faire l’objet d’annonces volontaristes propres à donner un coup de fouet à « l’émergence de solutions industrielles innovantes au service de l’autonomie des personnes âgées », comme le souhaitent les ministres qui visent à mobiliser autour d’un contrat de filière prévu pour octobre prochain. De son côté, le Conseil stratégique des industries de santé, réuni le 5 juillet à Matignon, a réitéré son intérêt pour la e-santé (mesure 33). On en reste cependant au stade des vœux.


Sur les territoires en revanche, les coopérations se peaufinent et recourent  à des dispositifs qui font leurs preuves. C’est ce dont témoigne par exemple le Pr Jean-Yves Gauvrit, neuroradiologue au CHU de Rennes et initiateur du CREBEN, Centre RÉgional Breton d'Expertise Neuroradiologique, conçu pour accélérer le diagnostic des AVC et l’efficacité de leur prise en charge. La région représente d’ailleurs, à ses yeux, le bon niveau pour l’organisation de telles filières. « Pour montrer que nos outils fonctionnent, il faut aller sur le terrain ; derrière ces prises en charge, il y a des réseaux de professionnels, et il faut placer le professionnel là où il est le plus opérationnel», insiste-t-il. Une vision partagée par l’ensemble des acteurs invités à présenter leur expérience à l’occasion du colloque de Bercy.


Ce, d’autant plus que les maîtrises d’ouvrage sont maintenant bien structurées à l’échelle régionale, comme l’a rappelé Stéphane Routier, directeur par intérim du GCS e-santé Picardie. Consolidés sur leur périmètre géographique, ces GCS e-santé se lancent désormais dans une dynamique inter-régionale. Une démarche « bottom up » qui paraît prometteuse.

D.L.

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