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SI et GHT : « la convergence exige pragmatisme et cohérence »

DSIH, DL, MARDI 30 JUIN 2015 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Alain Meunier, directeur général du CHU de Clermont-Ferrand (en photo), est chargé des SI au sein de la conférence des directeurs de CHU et il représente la conférence auprès du comité de pilotage Hôpital numérique.

A l’occasion de la 3e Journée des systèmes d’information en santé d’Auvergne, il a fait le point sur l’article 27 du projet de loi de modernisation de la santé, autrement dit l’évolution annoncée vers les GHT (Groupements hospitaliers de territoire) et le transfert des compétences SI des hôpitaux publics vers un établissement support du GHT.

Il a précisé que les pouvoirs publics tablent actuellement sur une trajectoire en trois étapes et en six ans conduisant donc vers le SI convergent pour le début de 2022. « Mais durant ces six ans, il ne faut pas faire d’erreurs, met-il en garde. Le pragmatisme sera une clé de la réussite. Il demande du temps et il demande aussi que l’on évite de se lancer dans des décisions ou des actions qui consolideraient ou aggraveraient les divergences actuelles ». Deuxième facteur de réussite pour le directeur de CHU : la cohérence, en particulier entre la planification du programme Hôpital numérique et les GHT. Il déplore en effet que les établissements soient obligés de déposer leurs dossiers de demande de financement Hôpital numérique individuellement. « Il y a des CHT, il faudrait travailler dans ce cadre ». Et si la DGOS oppose qu’elles n’ont pas la personnalité morale nécessaire, Alain Meunier estime qu’ « il y a beaucoup de moyens de contourner cette difficulté. On sait faire des groupements de commandes dans le domaine des marchés, on aurait pu être capables de faire des groupements de travail, d’analyse et in fine de commande dans le domaine des SI ». Il annonce qu’il remettra le sujet sur la table au prochain comité national Hôpital numérique, en septembre.

Enfin, il insiste sur le fait que les établissements ne sont pas aujourd’hui « en état de consentir des investissements lourds dans le domaine des SI s’ils n’ont pas un appui financier réel ». En clair : « il faudra un investissement spécifique au SI des GHT, sans cela on parlera dans le vide ».

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