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Interview de David Fermet. Comment alerter les agents hospitaliers rapidement dans le cadre d’un plan blanc ? (Communiqué)

Enovacom , MARDI 10 OCTOBRE 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

        

Pour consulter l’interview complète, n’hésitez pas à suivre le lien https://goo.gl/Dt884s
David Fermet est le responsable de l’offre Enovacom Surycat, la plateformeintelligente de gestion des communications critiques.

Quel est le rôle du plan blanc en France ?
Il doit permettre aux établissements de santé de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle. Plus précisément, il s’agit d’autoriser le système sanitaire à répondre dans les meilleures conditions possibles à un afflux supplémentaire de patients, en perturbant le moins possible l’organisation courante des soins.

Depuis 2004, toutes les structures de santé, même dépourvues de Samu ou de service d’urgences, sont dans l’obligation d’élaborer un plan blanc. Il s’agit d’un document détaillant les process, mesures et actions à entreprendre en cas de situation sanitaire exceptionnelle. L’objectif est de faire en sorte que l’établissement de santé, les agents hospitaliers et la cellule de crise soient préparés et puissent s’organiser rapidement pour gérer une situation de crise.

Au regard des dernières actualités, le plan blanc est-il déclenché lors d’attentats ?
Une remarque d’un médecin interviewé à l’occasion de l’attentat à la voiture bélier de Londres (juin 2017) m’a marqué. Selon lui, lutter contre le terrorisme consiste à pouvoir se reposer sur un système de santé capable de gérer, sans perturbations, les conséquences de chaque action terroriste. L’image qui en découle est celle d’un État inébranlable, imperturbable, qui vient directement contrecarrer l’effet de terreur visé.

Au-delà de l’objectif « politique », c’est clairement le rôle du plan blanc. Il vise à gérer tout type de situation, dont le volet attentat est une branche particulière. Citons quelques exemples :

  • L’explosion à l’usine AZF en 2001 ;
  • L’épisode de canicule de 2003 ;
  • La gestion des victimes du virus Ebola en 2014 ;
  • L’épidémie de grippe de l’hiver 2014-2015 ;
  • Les attentats de Paris et Nice en 2015 et 2016.

Un plan blanc peut donc être déclenché pour différentes raisons (accident, épidémie, attentat, forte chaleur…). Chaque événement a pour point commun le fait de provoquer une surcharge du système sanitaire, avec bien sûr ses spécificités propres. L’objectif du plan blanc est de se préparer à toutes les situations.

Quelles sont les difficultés à anticiper ?
Les principales difficultés à appréhender viennent principalement du caractère exceptionnel à gérer. La mobilisation sera-t-elle au rendez-vous ? Par exemple, en cas d’épisode de pandémie, l’hôpital est sous le coup d’une double peine : plus de patients à traiter, avec moins de soignants ! En effet, les professionnels de santé eux aussi peuvent être concernés.

La difficulté majeure réside donc dans l’anticipation des différentes situations. Il faut d’abord penser à tous les scénarios possibles. Une fois la cartographie des risques bien établie et la liste des effets à obtenir, il faut commencer à penser à l’imprévisible… sans perdre de vue qu’un établissement n’est jamais seul. Un autre facteur est essentiel à la réussite du projet : l’implication du personnel.

N’hésitez pas à lire la suite de l’article en suivant le lien https://goo.gl/Dt884s 

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