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Un outil de recueil et d’exploitation de données épidémiologiques construit sur le socle Diamm

DSIH, Bruno Benque, MERCREDI 02 MAI 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les données recueillies dans le cadre des consultations psychothérapeutiques réalisées au sein du Centre Pierre-Janet peuvent désormais être exploitées pour la recherche. Sophie Gendarme, chef de projet au sein du pôle Recherche de cette structure, et Dominique Caclin, directeur de Micro6, décrivent l’outil, élaboré sur la base du DPI Diamm, qui permet de satisfaire à cette demande spécifique et dont le cahier des charges évolue perpétuellement.

Le Centre Pierre-Janet (CPJ), situé à Metz, est une composante de l’Université de Lorraine créée en 2015 dont les activités s’articulent autour de trois pôles : la recherche académique, la formation des psychologues et autres professionnels des champs des sciences humaines et de la santé ainsi que la consultation psychothérapeutique.

Réaliser des statistiques en épidémiologie et autres bilans à partir d’un dossier patient informatisé (DPI)

Sophie GendarmeEn association avec l’activité clinique du pôle Consultation du CPJ, les responsables de l’établissement ont souhaité pouvoir exploiter les informations issues des nombreuses consultations qui sont pratiquées en son sein. « Nous avions exprimé le besoin, dans ce cadre, de disposer d’un outil faisant l’interface entre la consultation et la recherche,remarque Sophie Gendarme. L’idée d’adapter un logiciel de type DPI à partir duquel il serait possible de réaliser des statistiques en épidémiologie ainsi que des bilans d’activité et financiers s’est alors présentée à nous. »

Des données complétées à la fois par le psychothérapeute et le patient

Le projet d’adapter le DPI Diamm a alors été retenu pour répondre à cette demande, en recueillant des données sociodémographiques des patients et des données psychothérapeutiques de leur prise en charge. Cet outil fonctionne selon des formulaires préétablis que le psychothérapeute complète via le logiciel Diamm sur ordinateur. En lien avec les données saisies par le psychothérapeute dans le dossier patient, le patient complète des questionnaires spécifiques à la recherche (sur sa qualité de vie, son état émotionnel…).

Un questionnaire renseigné sur tablette par les patients

Les patients complètent les questionnaires via un portail Web spécifique sur tablette, à la fin de la consultation dans une salle dédiée à cet effet.
« Ce questionnaire sur tablette présente l’intérêt d’être directement adapté au profil du patient pris en charge et aux données saisies par le psychothérapeute dans le dossier patient au cours de la consultation,poursuit Sophie Gendarme. Par exemple, s’il s’agit d’un enfant, les questions à renseigner sur la tablette lui seront spécifiques et concerneront également les parents. »Les informations seront ensuite exploitées à des fins de recherche par le pôle Recherche du CPJ.

Un cahier des charges en évolution constante

« Le dossier que nous avons ainsi élaboré s’appuie sur le socle de Diamm,précise Dominique Caclin. Ce projet original est non seulement intéressant intellectuellement pour nous, mais montre également que Diamm est adaptable à des demandes très spécifiques et qu’il peut évoluer dans des domaines autres que la maternité ou le médical. Nous le mettons à l’épreuve perpétuellement, et le cahier des charges évolue dans le temps en fonction des ajustements demandés par le CPJ. »Un autre intérêt majeur consiste dans l’utilisation de la tablette avec un mécanisme sécurisé de saisie viale portail Web intégré à Diamm qui permet au patient de remplir les questionnaires proposés par le psychothérapeute et d’enrichir ainsi son dossier. C’est une mise en application originale de ce portail.

Des données pouvant être exportées dans des logiciels externes

« Quant aux données épidémiologiques, elles peuvent être exploitées dans des tableaux de bord statistiques édités depuis Diamm ou alimenter des logiciels statistiques externes plus sophistiqués,conclut Dominique Caclin. Les paramétrages peuvent, sous couvert d’une formation préalable, être réalisés par les utilisateurs, mais dans ce cas précis, il nous a paru plus efficient de nous en charger nous-mêmes. »Au final, cet outil répond en tout point aux besoins du CPJ. « Nous apprécions le travail d’adaptation permanent des équipes de Micro6 en fonction des retours des psychothérapeutes et de notre pôle ainsi que leur expertise et les conseils qu’ils nous prodiguent pour nous guider »,déclare enfin Sophie Gendarme.

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