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Santé mobile : où en est-on ? 3. Un logiciel compagnon reçu à l’examen de la HAS

DSIH,@lehalle, MARDI 08 NOVEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les obstacles au développement des usages en santé mobile tombent petit à petit.

diabeo

Tous les acteurs de l’écosystème s’y mettent, des mutuelles et assureurs à la Haute Autorité de santé (HAS), en passant par les établissements et les Agences régionales de santé. Retour sur les initiatives les plus marquantes de ces derniers mois.

Une solution logicielle dans l’arsenal thérapeutique des diabétiques de type 1

Diabeo avait déjà le statut de dispositif médical, il bénéficie désormais d’un avis favorable de la HAS (Haute Autorité de santé) pour l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables par l’assurance maladie (LPPR) « de l’acte de télésurveillance médicale du patient diabétique traité par insuline muni d’un carnet de suivi électronique ». C’est une première. Il aura fallu quelque dix ans de ténacité à Voluntis, éditeur de la solution, conçue – pour PDAphone à l’époque ! – par le Pr Guillaume Charpentier (1), pour faire aboutir ce projet. Pierre Leurent, président fondateur de Voluntis, n’a en tout cas jamais douté qu’il tenait là « l’exemple type des produits de santé de demain » (2), qui risquait bien de devenir le premier logiciel remboursé par la sécurité sociale… Le partenariat noué avec Sanofi, en 2011, pour diffuser Diabeo à grande échelle a pu conforter cette ambition.

Inscription pour deux ans

Après avis de la CNEDiMTS (Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé), le 12 juillet dernier, c’était au tour du collège de la Haute Autorité de santé de s’exprimer favorablement, le 7 septembre. La commission a circonscrit très précisément l’indication d’emploi de Diabeo au « patient adulte diabétique de type 1 (diagnostiqué depuis plus d’un an) non contrôlé (HbA1C supérieure ou égale à 8 %) par une insulinothérapie » et « ayant reçu une formation spécifique à son utilisation ». La durée d’inscription sur la LPPR est limitée à deux ans et son renouvellement sera conditionné aux résultats de l’étude Telesage, attendus pour octobre 2017. La même étude permettra de statuer sur l’intérêt de Diabeo chez les patients diabétiques de type 2 non contrôlés. Telesage correspond à une étude comparative, multicentrique, randomisée en trois groupes parallèles : suivi conventionnel, avec carnet papier et consultations médicales en face à face trimestrielles ; logiciel Diabeo et consultations médicales en face à face trimestrielles ; logiciel et télésurveillance non médicale.

Entretien téléphonique tous les deux mois

La solution reçue à l’examen de la HAS se compose d’un logiciel d’aide au calcul quotidien des doses d’insuline, paramétré en fonction des objectifs définis par le diabétologue, couplé à une télésurveillance médicale, sans oublier une prestation technique (3). Le patient l’utilise sur smartphone ou tablette tandis que les professionnels de santé ont accès à un portail Web où ils retrouvent les messages générés par le dispositif pour chaque patient. Un protocole de coopération permet la délégation de tâches du diabétologue à un infirmier. Un entretien téléphonique entre le soignant (diabétologue ou infirmier) et lepatient doit être réalisé au moins tous les deux mois et un rendez-vous en présentiel programmé au moins une fois par an. Le nombre de patients concernés est estimé à 64 000.


(1)  Au CERITD : Centre d’études et de recherche pour l’intensification du traitement du diabète.

(2)  lire DSIH n° 9, avril 2013.

(3)  Installation du logiciel et de ses mises à jour, apprentissage de son utilisation, assistance téléphonique.

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