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FAUT-IL NATIONALISER L’INFORMATIQUE DE SANTÉ ?

DSIH, VENDREDI 27 AVRIL 2012 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

A l’heure où en France tous les clignotants industriels sont au rouge vif - au nombre desquels ceux des systèmes d’information de santé – l’hypothèse d’une nationalisation de ces SIS peut sembler iconoclaste. Au point où nous en sommes, dans sa « Lettre ouverte au futur Président de la République » que vient d’adresser LESISS aux deux candidats finalistes, c’est l’une des alternatives évoquées.

Dans un récent communiqué de presse la Fédération LESISS annonçait une alerte en avril, ainsi qu’une note sur le partage de données de santé en juin. Cette « Lettre ouverte » aux candidats à la présidentielle constitue le premier opus de cette annonce. 
Dans un marché des systèmes d’information de santé sinistré, c’est par le prisme de la sphère hospitalière que LESISS actionne vigoureusement la sonnette d’alarme. Dans ce domaine, la faiblesse récurrente des maîtrises d’ouvrage et un sous-investissement qui confine depuis deux décennies la France comme lanterne rouge de l’Europe, se conjuguent avec une concurrence plus prononcée des opérateurs publics et tirent le marché vers les profondeurs.
Ces entités publiques, quand ce n’est pas les établissements hospitaliers eux-mêmes, œuvrent en cercle fermé en jouant à la fois les rôles de consultant et de fournisseur de solutions, ou pour créer des centres d’hébergement de données de santé à vocation nationale et industrielle.

A l’heure d’un manque criant d’effectifs et d’un accroissement des files d’attente, est-ce bien raisonnable ? 
Dans les faits, un maintien du statu quo favorisé par une bienveillante neutralité de la Puissance publique conduit à un cortège d’obstacles qui obèrent l’avenir :- Déséquilibre de la concurrence favorisant l’opacité d’un marché sous-dimensionné ;- absence du contrôle imposé par le Code des marchés publics, détourné par un cadre dérogatoire d’un autre âge ;- détournement de rentrées fiscales qui alimente le manque à gagner pour l’Etat ;- risque aggravé de santé publique lié aux SIS pour les établissements fragilisés ;- implication croissante des opérateurs publics, voire des hôpitaux eux-mêmes à l’heure où nombre de ces établissements n’ont même plus les moyens d’assumer leurs missions d’intérêt général au bénéfice des patients.
Au final, le choix est simple : ne rien changer et laisser retards et délitements s’accroître ; aller jusqu’au bout de la logique et nationaliser les SIS ; changer de paradigme au bénéfice de la collectivité. 
C’est cette dernière alternative que préconise LESISS ! Bâtissons un système d’information de santé à la hauteur des besoins de nos concitoyens. Ensemble. 
Paris, le 26 avril 2012
Contact presse : Yannick Motel – Délégué général - 33 (0)6 30 40 20 36 – ymotel@lesiss.orgA PROPOS
LESISS – (Les Entreprises des Systèmes d'Information Sanitaires et Sociaux 
www.lesiss.org) a été créée en 2005 par une vingtaine de chefs d’entreprises, et 
fédère aujourd’hui plus de 120 adhérents. LESISS regroupe ainsi la plupart des industries des technologies d'information de santé et pour l’aide à la personne (Homecare). Grands acteurs internationaux et PME expérimentées s’y côtoient afin d’élaborer, en concertation avec la Puissance publique et ses opérateurs, ainsi qu’avec les représentants de professionnels de santé et les Associations de patients,
les outils qui vont permettre une disponibilité plus équitable du système de santé pour tous nos concitoyens. Ces outils, qui s’articulent autour des technologies de l’information et de la communication, visent à faciliter la réduction de la fracture sanitaire, en constituant une composante essentielle pour l’émergence d’une filière industrielle exportatrice.

 

Lire la lettre ouverte

 


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